RSS - Les dernières actualités RSS - Les dernières news Réalisé par Agence Web Conseil - Little Big Studio RETOUR A L'ACCUEIL - QUI SOMMES NOUS - RECRUTEMENT - CONTACT

Mercredi 23 Mai 2012Cinéma

 Death sentence

Death sentence

James WAN

Avec Kevin Bacon, Aisha Tyler, Kelly Preston et John Goodman Metropolitan filmexport – 16 janvier 2008 – 1h45

Et ta critique ?




Après Charles Bronson et plus récemment Jodie Foster, c’est au tour de Kevin Bacon de se faire justice lui-même. Glauque et nauséeux, Death Sentence permet à l’acteur de poursuivre sa quête de rôles assez perturbants. Mais est ce que cela justifie le film?


Le film d’auto-défense est un genre en soi. Il connut son heure de gloire à l’époque de Charles Bronson, qui enchaîna les bouses moralement douteuses. Seul Clint Eastwood a su se dépatouiller même si la réputation de fasciste lui a longtemps collé à la peau.

Mais ce genre est typiquement américain (il y a quelques œuvres d’Alain Delon qui mérite le terme mais on en rigole encore). Dans un pays où le port d’armes est légitime, il ne faut s’étonner de voir le cinéma se pencher sur ce thème sécuritaire et assez choquant pour les Européens.

Death Sentence n’est donc pas un film qui plait. James Wan, initiateur de la série Saw, suit la même trame que Le justicier dans la ville. Un cadre dynamique voit sa vie brisée le jour où son fils est assassiné gratuitement par un gang tatoué.

Le bonhomme est rongé par la haine et la revanche. Il tue le meurtrier de son fils mais la vengeance appelle la vengeance. Le voilà harcelé par des voyous sanguinaires.

Wan ne justifie pas la folie qui habite le héros. C’est un bon point. Mais difficile de comprendre sa violence de plus en plus étrange ainsi que son refus de toute aide. Wan ne glorifie jamais son personnage central mais avec son sens visuel (une belle scène de poursuite dans un garage), il rend la violence un peu trop esthétique donc acceptable.

Le gang aussi est assez caricatural avec ses voyous tout en cuir et en tatouages. Le film ne tient alors qu’à la composition de Kevin Bacon. Ce dernier a toujours aimé l’ambiguïté et les rôles risqués. Après le pédophile de Woodsman et la star déchue de La vérité nue, voilà encore une composition où le comédien ne se ménage pas.

Mais ce n’est pas suffisant pour apprécier Death Sentence. On sent bien la volonté du cinéaste de réaliser un authentique film de vengeance mais la moralité est encore trop sinueuse et ambivalente. Un tel sujet mérite un point de vue ! Le discours de Death sentence se noie dans un bourbier graphique et moderne. Le verdict, une fois de plus, n’est pas très bon !


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 14/01/2008