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Mercredi 23 Mai 2012Cinéma

 Dans la tourmente

Dans la tourmente

Christophe RUGGIA

Avec Clovis Cornillac, Mathilde Seigner, Yvan Attal et Céline Salette - Wild bunch - 11 janvier 2012 - 1h45

Et ta critique ?




Plus que dans la tourmente, on est dans la mouise!


Dans un premier temps, on veut bien y croire. Mathilde Seigner et Clovis Cornillac forme un beau couple populaire dans le bon sens du terme. La vie ne leur fait pas de cadeaux mais on les sent attachés à des valeurs ouvrières, solides et respectables.

Parce qu'il a les cheveux gras, on se dit que Yvan Attal, meilleur ami du couple, a baissé les bras. Face à des patrons voyous, les deux bons gaillards vont tenter de piquer de l'argent mais hélas, rien ne va se passer comme prévu...

On est bien avec ce trio. Mathilde Seigner en mère courage c'est une évidence et Clovis Cornillac, en salarié costaud, c'est crédible. Même Yvan Attal est bien en chômeur abimé. Et l'ensemble du casting assure pour nous montrer la réalité de la crise, des abus et des crimes qui en découlent. Avec une vraie compassion dans la réalisation de Christophe Ruggia, auteur des Diables en 2002.

Ca se gâte à la moitié du film. Nos deux héros tombent dans un piège si énorme que l'on se demande si on n'a pas zappé sur un épisode de Plus belle la vie. Ca devient abracadabrantesque pour reprendre l'expression d'un puissant truand. La politique s'en mêle. Les énormités du scénario finissent par faire sourire. On oublie le début prometteur. La chaleur du sud a tapé sur la tête des auteurs.

Evidemment les héros issus du peuple vont devoir affronter le rouleau compresseur politico-mafieux. Une course poursuite sans fin s'engage. Christophe Ruggia ne maîtrise pas aussi bien le polar que l'étude de moeurs.

Sans accent, nos héros de Marseille sont des Marius et Jeannette version Olivier Marchal. Le film tente de rouler des mécaniques mais nous agace avec sa démonstration facile et emphatique. Le dernier quart d'heure relève tout simplement du grand n'importe quoi. On pensait entendre les cigales, chanter un discours social alerte et un peu plus nuancé: on finit dans la mouise d'un mauvais téléfilm... ou plutôt du feuilleton cité plus haut, référence inavouée de ce film.



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© Etat-critique.com - 17/01/2012