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Mercredi 23 Mai 2012Art-scène

 Dans l'intimité des frères Caillebotte, peintre et photographe

Dans l'intimité des frères Caillebotte, peintre et photographe

Gustave CAILLEBOTTE et Martial CAILLEBOTTE

Du 25 mars au 11 juillet 2011 au musée Jacquemart-André, Paris

Et ta critique ?




 

Après Monet, l'impressionnisme est célébré une fois de plus dans une exposition qui doit beaucoup à son lieu.

 

Gustave Caillebotte pourrait être considéré comme le banquier de l'impressionnisme. Issu d'une famille aisée, cet artiste est venu en aide à de nombreux impressionnistes et s'est battu pour ce courant artistique très critiqué à son époque.

Collectionneur, Gustave Caillebotte a légué sa collection à sa mort (son légataire était Renoir) à l'Etat. Elle fait la richesse aujourd'hui des plus grands musées nationaux.  Le peintre Caillebotte était un amoureux des paysages.

Dans cette exposition, sa passion pour la nature et la ville divise l'exposition. Il y a donc de nombreuses peintures, proches de Monet. Caillebotte était un passionné de jardinage. Il a peint son petit jardin de Gennevilliers. Il a aussi décrit son amour pour les bateaux.

Avec son frère, Martial, ils étaient membres du Cercle de la voile. Martial, discret , s'est vite intéressé à la photographie. Sans problème d'argent, Martial Caillebotte a donc profité de l'appareil photo pour s'intéresser lui aussi à la vie quotidienne au XIXème  siècle.

Ses photos sont amusantes. Vieillottes, elles nous proposent de voir le vieux Paris et les étranges moeurs des bourgeois de l'époque. Mais elles n'ont rien d'exceptionnel. Elles font un peu gadgets dans l'exposition. Elles servent à montrer les obsessions de Gustave, véritable chef de famille et forte tête.

L'exposition profite néanmoins du magnifique jardin d'hiver du musée Jacquemart-André. En pénétrant dans cet endroit magnifique, le visiteur rentre dans une véritable machine à remonter dans le temps. L'ambiance est délicieuse et résolument rétro.

Lorsque l'on rentre dans l'exposition, on est déjà sensible aux obsessions désuètes de Gustave Caillebotte. Il observe avec gourmandise les bords de rivière, la mer normande et les chemins de fer, véritable symbole de la révolution industrielle. Les toiles sont belles , douces et on se laisse bercer par la sensiblerie printanière.

Les photographies n'ont pas le même pouvoir. elles semblent anecdotiques malgré des qualités réelles. Cela reste une belle exposition à conseiller si vous voulez profiter d'un printemps plein de promesses, de fraicheur et de fraternité.


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 18/04/2011