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Mercredi 23 Mai 2012Cinéma

 D-War

D-War

Hyung Rae SHIM

Avec Jason Behr, Amanda Brooks, Robert Foster et Aimee Garcia Columbia Tristar - 2007 - 1h45

Et ta critique ?




Attention pépite ! D-War est une aberration de la mondialisation et par la même occasion un grand moment de burlesque non voulu ! Une grosse tranche de rigolade à dévorer entre amis, exclusivement.


Le prix du pétrole, ce n’est pas drôle. Les tremblements de terre ca ne prête pas à la rigolade. L’euro 2008 ce n’est pas l’extase. Notre vie quotidienne est nourrie de nouvelles anxiogènes. Heureusement D-War arrive au bon moment.

D-War veut dire guerre des dragons. Un réalisateur coréen s’est souvenu d’une légende de son pays à propos d’un combat entre deux dragons, un représentant le bien et l’autre, symbole de tout ce qu’il y a de mauvais.

Comme le cinéma coréen est très commercial, il a eu l’idée de vendre son projet pour un public mondial. Les dragons typiquement asiatiques vont donc devoir s’exporter jusqu’à Los Angeles. Comme cela, le public occidental sera un poil plus intéressé.

Ce dernier découvrira alors un énorme plantage, intéressant à force de choisir les mauvaises options. La tradition coréenne ne survie pas au voyage aux Etats Unis. Le réalisateur justifie l’exportation par des excuses bidons et aussi crédibles qu’un blockbuster dans le palmarès de Cannes.

Le film fait clairement référence à King Kong ou Godzilla mais en fin de compte, le vrai modèle c’est Les maitres de l’univers, adaptation ringarde des années 80 du dessin animé avec Dolph Lundgren.

Les comédiens débitent des dialogues loufoques sans aucune émotion. La réalisation est digne d’un épisode des Power Rangers. Les costumes et les décors prouvent les ravages de la drogue dans le milieu des artistes. Restent les monstres géants plutôt réussis mais au service du scénario le plus édifiant depuis les dix dernières années.

Ca devient tellement n’importe quoi que cela éveille notre curiosité et même du respect. On rit beaucoup. On a envie de partager cette découverte avec des amis. Puis avec les lecteurs d’Etat Critique. Mais restons sérieux : D-war est déjà le navet du siècle !


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 11/06/2008