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Mercredi 23 Mai 2012Cinéma

 Cours toujours Dennis

Cours toujours Dennis

David SCHWIMMER

Avec Simon Pegg, Thandie Newton, Hank Azaria et Dylan Moran - Metropolitan filmexport - 05 mars 2008 - 1h35

Et ta critique ?




Il était à prévoir que notre anglais préféré depuis Shawn of the Dead, s’inscrive dans une démarche plus tournée vers le grand public. Heureusement, son intégrité permet au film d’éviter le naufrage.


On pouvait craindre beaucoup d’une comédie romantique où un britannique modeste tente de reconquérir l’élue de son cœur à l’issue d’un marathon très disputé. On pouvait frémir à l’idée que ce soit un américain qui débarque sur la perfide Albion pour mettre en scène cette fausse bonne idée scénaristiquement éculée. On se devait enfin, d’appréhender le fait que Simon Pegg rempile dans son rôle de dur au cœur tendre (et inversement) pour les besoins du moment.

Hormis notre rouquin se détournant du film de genre, qui compose un personnage attachant et crédible tout en restant lui-même, ainsi que tous les personnages secondaires merveilleusement croqués, c’est le choix du réalisateur qui sauve une affaire qui semblait mal partie. Tout comme Woody Allen avant lui, l’arrivée de l’humour juif new-yorkais sur le sol anglais en la personne de David Schwimmer, réussit encore une fois le mélange des genres.

La rencontre improbable de Pegg et Schwimmer (en l’occurrence sur le tournage du malheureusement méconnu Big nothing) a permis aux deux acteurs de mener à bien un projet qui, bien qu’assez commercial dans son traitement, reste sincère. A l’indigence assumée du scénario, se confronte une réalisation intelligente et modeste et des acteurs qui donnent vie à des dialogues savoureux.

Car si l’on parle de la pauvreté du script, c’est qu’il ne faut pas s’attendre à des miracles de l’histoire d’un mariage raté, d’un looser qui retrouve l’honneur dans les yeux de son fils et de la compétition avec un bellâtre sculpté dans le marbre travaillant à la City. Cela implique, hélas, des moments faussement grandiloquents et des facilités prises dans la narration.

Au final, la seule chose réellement choquante est le placement de produit éhonté pour la marque de chaussures de sport à virgule saturant les vingt dernières minutes du film. Ce qui n’est pas réellement suffisant pour s’interdire un bon moment de comédie qui allie à merveille l’humour anglo-saxon des deux côtés de l’Atlantique. Les plus sceptiques passeront quand même un bon moment.


Vincent Valat

© Etat-critique.com - 05/03/2008