Black Zeppelin ou Led Sabbath, Wolfmother connaît ses illustres aînés et poussent un peu plus loin l’hommage supersonique. Les amateurs seront comblés !
California Queen, premier titre du second album de Wolmother, nous renvoie aux temps ancestraux du hard rock. L’ombre du jeune lion Robert Plant recouvre le groupe australien ainsi que la guitare aérienne d’un Jimmy Page ou une six cordes violentée par l’acrobatique Pete Townshend.
La fin des années 60 est célébrée par le quatuor autour d’un rock incandescent qui réchauffe les fans de rock vintage. On pense à Black Sabbath, Deep Purple et tous les groupes fondateurs d’un rock musclé et sauvage.
C’est très spectaculaire. Ca va à cent à l’heure. Le groupe s’empare de la mythologie heavy pour l’éparpiller dans un déluge électrique de bonne facture. Ce n’est pas nouveau mais ca reprend une tradition plutôt plaisante d’un rock harmonique et gentiment prétentieux.
Ca tricote sévèrement sur les guitares. Les solos sont héroïques et démonstratifs. La génération guitar hero aura bien du mal à relever le défi sur les consoles de jeu. Le batteur est soupçonné d’avoir deux ou trois paires de bras. Le bassiste joue sur des cordes de 20 centimètres de diamètre.
"Cosmic Egg" est un album qui laboure un son lourd. Les décibels saturent et la voix est distordue pour atteindre ce lyrisme si cher au heavy metal classique. Le premier disque était frais et spontané. Celui là est beaucoup plus maîtrisé et légèrement boursouflé.
Ce n’est pas (encore) grave. L’emphase est le propre du genre. Les énormités ne nous empêchent pas de secouer la tête bêtement. Dans le meilleur des cas, on pense même aux excellents Queens of the stone age.
Le vintage en matière de hard rock est plûtot une bonne chose. Si les oreilles peuvent être malmenées, ce disque est bon pour la santé : On va pouvoir mimer de spectaculaires solos, en rebondissant partout, seul dans son salon… un petit plaisir coupable !
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 09/12/2009