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Mardi 22 Mai 2012Cinéma

 Commando

Commando

Mark L. LESTER

Avec Arnold Schwarzenegger, Rae Dawn Chong, Vernon Wells et Alyssa Milano - 20th Century Fox - 1985

Et ta critique ?




John Matrix et ses répliques cultes ! Un souvenir unique des années 80.


Juste après Conan et Terminator, Schwarzenegger veut jouer un type normal. C'est-à-dire un super militaire qui tue un maximum de méchants en un minimum de temps. Il ne veut plus être le gros costaud du cinéma fantastique. Il rode sur les terres de Stallone, le cinéma d’action.

Commando sera un fameux fait d’armes. Le film choqua à son époque : notre Autrichien préférait tue un peu moins de 150 personnes en une heure et demi. Il faut dire qu’il est très en colère : on a kidnappé sa fille (Alyssa Milano).

On lui demande d’exécuter un président d’Amérique centrale s’il veut revoir sa fille. Le coup est monté par l’ancien camarade de Matrix, l’impitoyable Bennett. Schwarzie n’est pas content. Il va tous les tuer…

Le héros est donc un véritable petit génie de l’assassinat. Tout ce qui est catalogué « méchant » va périr sous sa puissance de feu, assez incroyable pour un type pris au dépourvu. Il fait plus fort que Chuck Norris et Charles Bronson.

Il envoie Burt Reynolds à la retraite. Seul l’inspecteur Harry semble capable d’appliquer une telle vengeance sanglante. Rambo à coté de John Matrix, c’est un bisounours. Le secret de la réussite : un scénario basique. Des acteurs basiques. Des répliques basiques.

Le scénario ne surprend jamais. Il soigne l’ego du comédien (Schwarzie coupe du bois. Schwarzie en slip. Schwarzie se maquille) qui gonfle ses muscles jusqu’au coup de sang final. Les acteurs ont l’air de sortir d’une salle de gym plutôt qu’un cours de théâtre. Enfin tous les dialogues sont bas du front et d’une drôlerie qui se révèle à chaque vision.

Impossible d’oublier la mise en scène tout à fait foireuse du Mark L.Lester avec ses faux raccords et  ses petits soldats de plomb qui explosent pour nous faire croire à une grande explosion finale. C’est un concentré de testostérone, sans neurone et beaucoup de sueur.

Au second degré, Commando est un pur bonheur. Ce film possède l’un des méchants les plus cultes des années 80. Bennett (le grassouillet et grimaçant Vernon Wells) et sa cote de maille c’est juste la blague de la décennie. Elle fait encore rire aujourd’hui !!!

Phrase culte : John ! Ce n’est pas entre les yeux que je vais te buter ! Je vais te buter entre les couilles !


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 13/04/2011