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Mardi 22 Mai 2012Musique

 Come Around Sundown

Come Around Sundown

. KINGS OF LEON

(Columbia - 2010)

Et ta critique ?




Il faut sauver les soldats Followill !


2003, "Youth & young Manhood " rappelle que le vent souffle toujours sur le rock du sud de l'Amérique. Une jeune fratrie, le clan Followill, déboule avec un rock musclé, old school et réalisé avec une fraicheur revigorante !

Ce que va confirmer le supérieur "Aha Shake Heartbreak ". Le disque est une succession de titres imparables. En moins de quarante minutes, Caleb, Nathan, Jared et Matthew font revivre ce rock fou, sec et sensuel. Les démons du blues semblaient habiter ces jeunes gars de Nashville.

Hélas les sirènes du succès sont devenus assourdissantes. Kings of Leon a attendu trois ans pour sortir un troisième album, "Because of the Times", long, fatiguant et démonstratif. Bizarrement, ils avaient abandonné toutes leurs qualités (rapidité et simplicité) pour un rock de stades pour ne pas dire du rock commercial. Subsistent la voix particulière et quelques idées salvatrices.

Kings of Leon remonte un peu la pente en 2008 avec "Only  by the Night" mais on ne reconnait plus les Followill. Et cela se gâte un peu plus avec "Come around Sundown". Effectivement nous sommes au crépuscule d'un groupe qui doit absolument se renouveler. le petit groupe indépendant a trop vite grandi et maintenant les rois ont pris un vilain coup de vieux.

Qu'est ce que l'on entend dans ce nouveau disque ?
Bah pas grand chose justement. Un recyclage poussiéreux du style Kings of Leon. Les titres s'étirent et prennent une pose héroïque alors qu'un peu d'humilité suffisait.

Ce sont donc des grosses guitares qui suintent. De la basse bien lourde et tendue. De la batterie de cogneurs qui accompagnent des nouvelles chansons que l'on pourrait apprécier si ce n'était pas si mal produit. C'est le degré zéro de la subtilité. Tout est gâché par des envies de rock qui bourrine un peu trop et d'excessivité mal placée.

On devine le talent des Followill mais on doit se taper des titres boursouflés, bien loin des premiers méfaits. On est abasourdi par leur triste parcours.

On espère que ce crépuscule mènera à une possible résurrection.




Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 24/11/2010