Avec Audrey Tautou, Benoît Poelvoorde, Alessandro Nivola et Emmanuelle Devos - Warner Bros - 22 avril 2009 - 1h50
Et ta critique ?
Gabrielle est une pauvre petit orpheline de France. Avec sa sœur, elle décide qu’un jour elle réussira et deviendra quelqu’un d’illustre. Pari gagné pour Coco !
Après s’être essayée au chant, elle trouve un homme qui lui apprendra tout ce qu’il faut savoir sur la société : Etienne Balsan. Lui, apprendra à aimer et à souffrir puisque tombé amoureux de Gabrielle tardivement, il l’observera maladivement tomber amoureuse de Boy Capel.
Pendant ce temps la jeune fille rebelle et néanmoins simple devient LA Coco Chanel connue dans le monde entier pour son style et sa fine analyse de la société. La courageuse Gabrielle remporte la mise; cen n'est pas le cas d'Anne Fontaine.
Une distribution alléchante et une réalisatrice hors pair pour un biopic inspiré de la vie d'une figure du patrimoine français, Coco Chanel, ce film était voué à être une merveille de sensibilité, de romantisme et de scènes poignantes et larmoyantes. Une sorte de La môme 2 ! Ce n'est pas vraiment cela au final!
La réalisation est plan-plan. Les plans en caméra portée ne riment à rien et donnent une sensation d'illisibilité. Les flashs back vers la fin sont totalement inutiles. La musique est mielleuse pour bien faire comprendre aux spectateurs que le moment est triste.
Tout cela vient détruire le très bon travail de Benoît Poelvoorde, qu’Anne Fontaine sait apparemment bien diriger comme dans le très bon Entre ses mains. Il surnage dans la superproduction.
Audrey Tautou, elle, ne joue pas vraiment. Elle se contente de lancer son texte, sa ressemblance avec l’originale Coco Chanel faisant le reste. Pour corser l’affaire, il y a le fameux amour de Coco, le boy Boy Capel. Alessandro Nivola se débrouille plus au football qu’en amoureux respectueux. Sa prestation très contrastée est peu emballante.
On pense que le film va décoller, enfin embrasser la créativité de Coco. Bien que plusieurs moments du film soient très intéressants le film retombe à chaque fois. Enchainant longueur sur longueur, n’étant historiquement pas d’une très grande exactitude et d’un grand intérêt, ce film perd de toute son essence de base pourtant si riche. Espérons que Jan Kounen ne tombe pas lui aussi dans le piège de l'académisme dans quelques semaines avec sa version de la vie de Coco Chanel.