Vœux Présidentiels…saison 5
Tout d’abord chers lecteurs, chères lectrices et chères lecteurices (comprenez nos amis transgenres ou transsexuelles assidument fans de cette chronique TV), je tiens à vous souhaiter une excellente année 2012, qu’elle vous apporte joie, bonheur et surtout plein de pognon, car là après tout n’est-il pas l’essentiel ? Que celui qui me dit le contraire me jette la première pierre…Aie !!! Aie !!! une pierre vient de m’arriver de façon fourbe sur le crâne, zut ! j’ai des lecteurs adorateurs de Jean-Luc Mélenchon !
Bref, en d’autres termes, je vous adresse mes vœux et ne manque pas cette bien belle tradition !
Tradition des vœux qui, comme chaque année, vous gonfle grave aux alentours du 2-3 janvier quand il s’agit de répondre à l’ensemble des 125 mails (envoyés par les collègues, les faux amis et les clients), qu’il convient d’appeler Tata Simone et Tonton Michel car ils ne vous ont pas oublié pour les étrennes et ça serait quand même dommage que si vous omettiez de leur fêter -ce qui sera peut-être leur dernière année de vie sur terre- vous soyez malencontreusement oublié de l’héritage qui serait susceptible de tomber dès cette année ; ou encore les sempiternels « et la bonne année au fait, je ne crois pas te l’avoir souhaitée !!! » lâchés à tour de bras dans les couloirs des immeubles de bureau, synonymes bien souvent de hautes sphères de l’hypocrisie la plus totale et vous amenant généralement à fêter de « vive voix » la même bonne année à la même personne, puisque déjà dans la mailing-list des 165 personnes à qui vous aviez fait parvenir votre mail « Je suis pas très original mais bon quand même, ça me fait plaisir…. », 5 minutes avant.
Côté tradition des vœux, les vœux présidentiels –créés en 1958- en est une télévisuelle qui a le mérite de :
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permettre aux JT du lendemain d’avoir un autre truc à raconter le 1er janvier que les tarés qui se baignent à moitié à poil dans une Mer du Nord à 4C°comme chaque année et que les images du tour du monde des feux d’artifices du 31 en commençant toujours par Sydney et Tokyo et finissant toujours par Rio et New-York,
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faire passer des messages pour le Président sortant quand l’année qui s’annonce est une année d’élection, pas folle la guêpe,
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donner des moments parfois savoureux, comme l’année où Valéry et Anémone Giscard d’Estaing nous avaient fait le show dans leurs fauteuils Louis XIII près de la cheminée avec un très fameux « Che crois qu’Anne Aymone veut aussi vous adrecher ses voeux » ou encore quand un François Mitterrand d’une pâleur inquiétante avait dit au revoir en indiquant, après 14 années de présidence, qu’il ne quitterait personne du fait « des forces de l’esprit ».
Bon, depuis, l’arrivée de Nico en 2007, nous voilà donc à la saison 5 de cette pastille télévisuelle avec notre énervé de service, perpétuellement en cravate noire et costume sombre, tantôt devant les jardins richement éclairés de l’Elysée, tantôt devant la bibliothèque, tout le temps devant les drapeaux français et européens, dommage qu’il n’y ait pas eu le drapeau Grec cette année, juste comme ça pour déconner.
Oui, la déconne, avouons-le, ça manque un peu quand même !
Imaginons tous ensemble notre ami Nico qui, une fois les vœux enregistrés dans la boite, finalement devient comme tout le monde et troque sa cravate pour un noeux pap’ plein de paillettes, un chapeau pointu en carton et un tube lanceur de boules en papier qui, bien trempés dans le punch et le vin rouge, font la joie dès le lendemain matin de celui qui reçoit les copains, les boules en papiers sauvagement lancées lors de la bataille de 0h00 ayant comme particularité de se foutre dans les endroits les plus improbables permettant ainsi d’en retrouver jusqu’au mois d’avril sous les canapés, derrière les toilettes ou encore dans le jardin quand la bataille a eu une expérience extérieure vers les 00h15 lors de la première clope de l’année !
Concernant les vœux présidentiels, la vraie question réside dans le « qui regarde en direct les vœux présidentiels à 20h00» ? Hein, qui ?
Oui, comme tout à chacun, celui qui reçoit une tribu de 15 copains est en pleine finalisation de punch et/ou se fait engueuler par sa femme car il a juste oublié de prendre des assiettes en carton et que va falloir sortir des vraies assiettes et que « puisque c’est comme ça c’est toi qui fera la vaisselle demain ! Bourré ou non, je m’en fous » ! et n’a donc pas le temps de regarder.
Que pour ceux qui ont démarré les hostilités à 19h30 en sont déjà à leur 5ème verre de punch car « dis donc il se boit tout seul ton truc cette année, je vais en prendre un aut’ verre mais à mon avis il est super traître ton truc ! »…et donc ont un peu autre chose à faire que de regarder le président.
Que ceux qui ont décidé de faire le 31 pépère en famille sont en pleine ouverture des huitres et comme ça demande de la concentration d’ouvrir des huitres parce que « dis donc ça serait dommage de finir aux urgences un 31 au soir ! hein ça serait dommage ! hein » et donc ne peuvent pas regarder.
Que nos amis en maison de retraite se sont souhaités la bonne année vers 18h30 après l’animation Loto du 31 et sont déjà au lit…donc ne peuvent pas regarder.
En résumé, personne ne regarde et tout le monde en parle…ou pas, car après 5 verres de punch, oui, vraiment, les vœux présidentiels, on s’en fout pas mal.
Bon, espérons que François Hollande fera plus fun l’année prochaine avec une cravate à paillette et des cotillons plein le jardin de l’Elysée !
Bonne année et comme on dit ici, vive la République, vive Etat-Critique !
Estebanr.
© Etat-critique.com - 08/01/2012