Les NRD’jeun’s Music Awards…voilà voilà…
Bon, mes petits lapins, disons le tout net, j’étais parti tout de go, tête en avant, front baissé et doigts chauds comme la braise (j’ai bien dit braise) pour me lancer dans une chronique sur l’intervention de François Hollande sur France 2 et son duel mou de la teub avec Alain Juppé.
Et puis, non, finalement, retournement de situation, triple loops piqué arrière avec rotation quadruple renversement de la couille droite et mon regard se porte finalement cette semaine sur LA cérémonie s’il en est en matière de musique : Les NRJ Music Awards.
A l’heure où nous nous interrogions à la rédac d’Etat-Critique si le meilleur album de 2011 se jouait entre The Artic Monkeys, The Black Keys, The Drums ou encore Justice, les NRJ Music Awards ont eu beaucoup moins d’hésitations que nous et c’est vrai que leur glorieux jury n’a pas tout à fait tort !
Oui, pourquoi se prendre la tête à aller récompenser des mecs à l’hygiène très limite et jouant de la guitare ou mixant des samples comme des guedins alors que nous avons finalement à porter de main des stars internationales dont les textes, les arrangements et les interprétations scéniques sont généralement proches de l’extase musicale.
Si nous avions dû remettre un « Etat-Critique d’honneur » pour l’ensemble d’une carrière ou pour un fait d’arme musical, nul doute que nous aurions fait venir Lulu Gainsbourg afin de lui donner, émus, un trophée symbolique à la gloire de son père Serge.
Au NRJ Music Award’s, non, on fait dans la carrière courte et on cale la ligne de postérité à 20 ans (âge physique) et 5 ans (âge mental).
C’est ainsi que le Prix d’honneur est revenu cette année à…Justin Bieber ! Eh oui, quoi de plus normal après un tel succès, une telle carrière, que dis-je, une telle source d’inspiration musicale donnant le tempo lyrique pour les 40 ans à venir. Mon Justin, pas peu fier est ainsi arrivé sur scène, sous les clameurs des boutonneuses en mode « pré-dépucelage et string ficelle trop sexy du boule mais que j’suis pas sûr que Pierrick il m’aime pour de vrai » !
Un Justin toujours aussi viril, poil au menton de 3 jours et musclé comme un quignon de pomme rongé par tant d’années d’albums et de tournées d’exception. En coulisse, il parait qu’il aurait même offert une méga tournée d’ice tea mangue à tout le monde ! Quelle soirée de dingue !!!
Côté français, nous, béotiens que nous sommes en matière de zik chez Etat-Critique, nous aurions bien mis un petit billet sur Arthur H, Julien Doré ou encore La Fiancée. Et bah une fois encore, les 10 doigts dans les 2 yeux les chroniqueurs !
Nikos, toujours aussi voix grave et « tellement d’émotions ce soir» faisait monter sur scène pour cette partie francophone la fine fleur de la musique française, la vraie nouvelle scène, du chanteur à texte, du modèle d’auteur-compositeur-interprète : M Pokora, Ken’V, Nolwenn Leroy ou encore Shy’m.
Mais enfin, comment aurions-nous pu passer à côté d’un tel florilège de talents, de diamant brut, d’or fin, d’artistes qui –une fois le micro en main sur cette scène des NRJ Music Awards- te traversent de haut en bas, te donnent envie de faire l’amour même si t’as pas un slip propre et te transpercent de fonds en comble à tel point que tous tes membres frôlent la paralysie…surtout au niveau des testicules, plus ballants que jamais, tellement leurs voix de rêve et leurs musiques si singulières mettent en émulsion des spermatozoïdes devenus dingues de bonheur et se lancent dans une ronde bigoudène, s’accrochant les uns aux autres par leurs petits filaments au son de Nolwenn et fredonnant tous en cœur « et dans 10 minutes, je sortirai, j’entends la foufoune et les ovaires chanter !!! lambdi lambdi lambdibidibidam !».
Oui, depuis les Beatles, les Stones, Dutronc, Souchon, Dominique A ou David Bowie, le monde entier s’interrogeait « mais à quand la vraie relève !? ».
Enfin, depuis hier soir, la question est gommée ! Oui, grâce aux NRJ Music Awards, voilà nos doutes éclipsés et nos rêves enfin retrouvés ! Nous touchons au but nos amis ! Gloire à Pascal Nègre si découvreur de talent ! Gloire à NRJ si agréable à écouter au quotidien (biz à Manu quand même pour ses matinales, mais sauve-toi mon ami !!!) ! Gloire à Mylène Farmer et sa voix si élevée qu’il faut mette le son sur le niveau 86 de la télécommande pour comprendre 3 mots ! Gloire à JJ Goldman qui a accepté de refiler sa chanson A nos actes manqués à M Pokora, mais pourquoi t’as fait ça J-Jacques !?! Gloire à Shy’m, à qui nous proposons de remplacer le Y et le M de son nom par un I et un T, tellement plus véraces ! Gloire à ces interventions magistrales, au goût de sketches grandioses, de la part de Fabien Barthez et Claire Keim et autres vedettes hautes en couleur venues remettre les awards, olalalala, qu’est-ce qu’on a ri, qu’est-ce qu’on était bien !
Gloire enfin à notre Baby-Sitter Justine (pas Bieber, seulement Justine), qui a accepté de regarder cette cérémonie avec mes enfants pendant que nous étions partis au resto pour échapper à ce spectacle !
Bon, pour les besoins de la chronique, je me suis tout revu ce matin sur le replay de TF1… De fait, un dimanche matin pas du tout foutu en l’air !
Vivement l’année prochaine et une nouvelle cérémonie, en espérant que les grands oubliés de cette année comme Colonel Reyel, Magic System ou encore Jennifer seront enfin récompensés !
Quant à nous, à la semaine prochaine et Biz a Stéphane et Nathalie qui m’ont donné l’envie d’écrire cette chronique hier quand j’ai ramené Justine chez eux (pas Bieber, mais non pas Bieber)…et qu’ils regardaient…les NRJ Music Awards !
EstebanR
© Etat-critique.com - 31/01/2012