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Lundi 21 Mai 2012Cinéma

 Chambre 1408

Chambre 1408

Mikael HAFSTROM

Avec John Cusack, Samuel L.Jackson, Mary McCormack et Andrew Lee Potts TFM distribution - 16 janvier 2008 - 1h34

Et ta critique ?




Un petit film d’horreur old school, ça vous tente ? Basé sur une nouvelle de Stephen King et magnifié par John Cusack, 1408 est une bonne surprise qui prouve que le vrai frisson n’a rien à voir avec des adolescents ensanglantés courant dans tous les sens.


Cela commence comme dans tous les Stephen King : un écrivain sans grand talent (transfert de l’auteur ?) qui ne croit pas au surnaturel (exorcisme de l’auteur ?) va se retrouver dans une situation délicate dans un lieu lugubre (réminiscence de l’auteur ?). Mike Enslin est un écrivain qui termine son ouvrage, sorte de guide du routard des endroits les plus effrayants des Etats-Unis.

Errant dans toutes les chambres d’hôtels ou maisons d’hôtes où ont eu lieu des crimes effroyables, il reçoit un jour la promesse d’un grand frisson par une carte postale indiquant de ne surtout pas aller dans la chambre 1408 d’un hôtel new-yorkais. Comment résister?

Evidemment plusieurs dizaines d’histoires lugubres tapissent les murs de cette chambre et le directeur de l’hôtel (Samuel L. Jackson) n’a rien de rassurant. Tout ce qu’il fallait pour décider notre écrivain qui n’a jamais vu de fantôme à prendre la chambre. Il le regrettera bien entendu, sinon le film n’aurait pas eu d’intérêt.

La première (bonne) surprise est de situer l’hôtel en plein cœur d’une grande ville. Exit les petites maisons isolées où personne ne peut vous entendre crier. Ensuite la frayeur vient très progressivement : on retrouve les mécanismes typiques du film de fantômes de la belle époque où tout est en demi-teinte et où le paranormal reste à la limite entre la réalité et l’imagination.

Il y en parfois un peu beaucoup pour un seul film mais l’excès d’effroi ne nuit pas à l’ensemble, à l’inverse des slasher movies qui inondent les écrans tous les étés avec des suites improbables. Pour une fois qu’il n’y a qu’une seule victime et que cette dernière n’est pas une blonde à forte poitrine, on ne va pas se plaindre.

Dirigé par un suédois arrivé fraîchement à Hollywood qui n’a pas brillé pour son premier film (le très mou Dérapage), le film mérite un joli sifflement admiratif (ou de grands cris de terreur, c’est selon). John Cusack, trop rare au cinéma et à contre-emploi dans ce rôle, se régale à jouer les paumés taciturnes au milieu du chaos le plus total.

Sortira, sortira pas de cette chambre maudite ? Il faudra le voir pour savoir.


Vincent Valat

© Etat-critique.com - 16/01/2008