RSS - Les dernières actualités RSS - Les dernières news Réalisé par Agence Web Conseil - Little Big Studio RETOUR A L'ACCUEIL - QUI SOMMES NOUS - RECRUTEMENT - CONTACT

Lundi 21 Mai 2012Cinéma

 Ce soir je dors chez toi

Ce soir je dors chez toi

Olivier BAROUX

Avec Jean Paul Rouve, Melanie Doutey, Kad Merad et Philippe Lefebvre - Studio canal - 21 novembre 2007 - 1h20

Et ta critique ?




Nouvelle comédie romantique? Nouvelle réflexion sur le trentenaire hésitant? Nouveaux problèmes de couples improbables? Ce soir, je dors au cinéma!


Dès le début ce n'est pas très crédible. Jean Paul Rouve doit interpréter un type qui ne veut pas s'installer avec sa petite amie qui a la tête de Mélanie Doutey. En quelques minutes, ce drôle de personnage est limite antipathique.

Il s’appelle Alex. Il est écrivain parisien et ne pense qu’à lui. Même si Jean Paul Rouve est un acteur sympathique, Alex est franchement détestable. Et rapidement, sa copine, Laetitia passe pour une imbécile, avec son envie d’habiter avec un total égoïste.

Visiblement Olivier Baroux, la moitié de Kad et Olivier, s’y prend assez mal pour son premier film. Inspiré d’une bande dessinée de Dupuy et Berbérian, son premier long métrage s’engage dans l’exercice difficile de la comédie romantique. Les clichés, on sent qu’il veut les transcender mais il n’y arrive jamais. Pire, il appuie là où il ne faut pas !

C’est donc une histoire vue mille fois ! Il n’y a pas une idée nouvelle ! Il y a juste Kad Merad, excellent pour apporter un peu de folie à cette scène de ménage qui s’étire sur des quiproquos un peu stupides (et si l’adultère améliorait le couple… puissant) pour finir dans du franchement n’importe quoi complètement mielleux (final à New York).

Ce qui ne va pas du tout, c’est le manque de vraisemblance. Le film d’Olivier Baroux a été conçu par la rédaction du catalogue Ikéa. Petit écrivain, avec un seul livre au compteur, Alex vit dans un appartement hallucinant qui a dû être réalisé par les concepteurs d’intérieur de grandes enseignes. Sa copine vit aussi dans une habitation plutôt couteuse.

Très vite, on se sent socialement écarté et pas du tout convaincu par ses bourgeois se prenant les pieds dans l’engagement et ses complications irréalistes parce que débiles.

Ajoutez à cela une compilation RTL2 en fond musical (et c’est bien dommage pour l’amusante musique originale de Martin Rappeneau) et vous obtenez un bon gros téléfilm, insipide, peu comique, peu romantique mais, rappelons le, sauvé par Kad Merad. Heureusement, il y a toujours les copains de toujours!


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 01/12/2007