RSS - Les dernières actualités RSS - Les dernières news Réalisé par Agence Web Conseil - Little Big Studio RETOUR A L'ACCUEIL - QUI SOMMES NOUS - RECRUTEMENT - CONTACT

Lundi 21 Mai 2012Cinéma

 Ca$h

Ca$h

Eric BESNARD

Avec Jean Dujardin, Valeria Golino, Alice Taglioni et Jean Reno - TFM - 23 avril 2008

Et ta critique ?




C’est nappé d’une sauce bien américaine que l’on essaye de nous vendre cette petite escroquerie assez inégale. Mais qu’importe de voir certaines coutures un peu grossières si le résultat est plaisant.


La vie des escrocs est toujours un sujet propice aux scénarios les plus alambiqués. Après tout, quand on baigne dans un monde de manipulation et de bluff, la simplicité est une vertu que l’on ne peut pas se permettre. Et puis, plus le spectateur est pris à revers, plus il aime ça.

C’est donc au soleil, dans les palaces parisiens ou d’autres lieux mal fréquentés que tout ce beau monde va se retrouver. Sauf Solal (apparition furtive de Clovis Cornillac qui ne survivra pas aux cinq premières minutes du film) qui découvrira à ses dépens que certains mauvais perdants prennent un malin plaisir à mettre du plomb dans le crâne des filous. Littéralement.

Nous rencontrons alors Cash. Il s’agit d’un jeune homme très avenant et surtout très débrouillard (comprendre fourbe et machiavélique dans ce milieu). Mais depuis la mort de son meilleur ami, il est principalement porté sur la vengeance. Sa cible : un maître de l’arnaque recherché par Interpol.

En plus de sa petite famille (au sens mafieux du terme), il sera aidé par une jolie fliquette (la belle Valeria Golino) qui tente de monter dans sa hiérarchie quitte à enfreindre quelques règles. Sachant que des mercenaires et les Affaires Internes (des bœufs-carotte internationaux) seront à leur trousse, il n’y aura pas de quoi s’ennuyer.

Malheureusement, le spectateur, lui, va ressentir les longueurs d’un récit qui cherche parfois trop à fignoler des détails pour détourner l’attention de l’auditoire. D’autant plus que certains effets de style " empruntés " aux films comme Ocean’s 11 (split screen, arrêts sur image…) finissent par agacer.

Mais si l’on se laisse porter par cette histoire invraisemblable, c’est surtout grâce aux comédiens. Jean Dujardin fait son cabotin sans devenir irritant, Alice Taglioni démontre encore une fois que les sarcasmes sur les blondes demeurent sans fondements, François Berléand reste fidèle à lui-même et les autres acteurs sont loin d’être en reste.

Quand au grand final, il est suffisamment intéressant et surprenant (même s’il est tiré par les cheveux) pour rattraper les quelques erreurs de parcours. Sauf si l’on cherche un grand film de cinéma, il est difficile de se faire arnaquer en payant sa place. À moins d’être patient et d’attendre son passage dans quelques mois sur TF1. Il y aura moins de risques, mais ce ne sera jamais la même chose.


Vincent Valat

© Etat-critique.com - 27/04/2008