RSS - Les dernières actualités RSS - Les dernières news Réalisé par Agence Web Conseil - Little Big Studio RETOUR A L'ACCUEIL - QUI SOMMES NOUS - RECRUTEMENT - CONTACT

Jeudi 09 Février 2012Cinéma

 Cargo - les hommes perdus

Cargo - les hommes perdus

Leon DECLOZEAUX

Avec Aurelien Recoing, David La Haye, Alain Moussay et Alexandre Melvedev - Albany films - 18 aout 2010 - 1h40

Et ta critique ?




Le film le plus rouillé de l’année.


Que dire ? Franchement, on largue les amarres avec ce film réalisé dans les mers thaïlandaises. On a toutes raisons d’être surpris de voir autant d’amateurisme à l’image. Jean Pierre Mocky se fait battre par Léon Déclozeaux : ce type là ne sait pas trop diriger un long métrage de fiction.

Connu pour ses documentaires, le bonhomme est d’une maladresse effarante pour raconter sa triste histoire de matelots. Un équipage et son capitaine se retrouvent coincés sur un rafiot rouillé après une attaque de pirates et sans nouvelle de leur armateur qui voudrait bien envoyé le bateau à la casse…

Ils attendent. Les journées sont longues. L’amertume grandit. Une jolie indigène se lave toute nue dans les cales. Les hommes sont désespérés. Le capitaine tente de sauver ses hommes. C’est long. Et très mal foutu.

La production doit couter le prix d’un plat de nouilles. Les éclairages sont foireux et d’une laideur à faire passer Plus belle la vie pour une œuvre avant-gardiste. Le tournage a dû être rock’n’roll puisque la caméra est visiblement à l’étroit dans chaque recoin du bateau. Le montage relève du collage surréaliste.

La direction d’acteurs n’existe pas vraiment. Aurélien Recoing, en capitaine robuste, reste fier mais on devine que tous sont un peu paumés sur leur morceau de ferraille en pleine mer asiatique. C’est un drôle de film que l’on découvre. Il donnerait presque le mal de mer. Dommage car le propos n’est pas inintéressant. Mais avoir un financement qui tient la route, c’est bel et bien la base pour réussir un film d’aventures. Avec un rafiot dégoutant, six acteurs sous alimentés et une jolie fille, c’est la noyade assurée.


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 25/08/2010