Le super héros est à la mode. Il est fier, fort et fougueux. L’auteur de Titeuf s’en empare et joue avec les clichés du genre. Récréation régressive, Captain Biceps va faire rire les petits et surtout les grands.
Il a tout compris de l’enfance avec son petit personnage Titeuf. Zep poursuit son exploration humoristique de la culture jeune avec le gros benêt Captain Biceps. Avec ses gros bras et sa mâchoire disproportionnée, c’est un bon gros primate au bon sens très limité, mais c’est un super héros !
Heureusement, les adversaires de Captain Biceps ne sont pas non plus très futés. Ils ressemblent à des super héros protégés par des copyright rigoureux. Leurs doubles sont donc des parodies mais pas tant que cela. Zep et Tebo se moquent des conventions du genre et des pouvoirs parfois très encombrants.
La bédé explique joliment pourquoi Sandman ne peut pas faire sa sieste sur la plage, pourquoi Yahar, l’ersatz de Tarzan a un petit slip en peau, pourquoi le cassoulet au jus de figue fait du bien à Turbo-man.
Pipi-caca, l’humour de Zep fonctionne à merveille sur un univers qui a tendance à se prendre très au sérieux. Les affrontements simplets de Biceps sont entrecoupés par des questions existentielles sur les stages de combat, les choix de super assistant ou un hommage vibrant aux super-héros pas assez reconnus comme Fromage-man ou Diarrhée-man.
Le dessin est léger et très libre. Ca se lit rapidement et cela provoque pas mal d’éclats de rire. Il ne faut pas se priver, pour une fois que les super-héros et l’humour ne volent pas trop haut.
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 10/05/2008