Avec Franck Dubosc, Mathilde Seigner, Richard Anconina et Antoine Dulery - Pathé - 21 avril 2010 - 1h35
Et ta critique ?
Plusieurs millions de spectateurs ont fini par convaincre l'un de nos chroniqueurs: il a vu Camping 2! Il se pose beaucoup de questions.
La première des questions est simple: est ce que les millions de spectateurs ont ri? Dans la salle, personne n'a rigolé. Pas un seul éclat de rire. Un silence un peu pesant car sur l'écran, on se veut très très marrant.
Franck Dubosc joue donc son rôle de beauf qui serait en réalité un enfant qui n'a jamais vraiment grandi. Il vit dans un monde fait de débrouilles et de candeur. C'est un bisounours en string.
Il est accompagné d'un Claude Brasseur en bob, un Antoine Dulery en camping car doré, une Mathilde Seigner en short et d'un Richard Anconina plutôt bon sous la forêt des Flots Bleus. Mais faut il supporter cela?
Car d'un point de vue esthétique, Camping 2 dépasse toutes les autres comédies écrites à la gloire des comiques. Mon dieu que c'est laid et mal foutu! On pense aux comédies des Charlots des années 70 ou des grosses comédies italiennes avec gros nigauds et belles pépées.
Fabien Ontoniente base son cinéma sur les répliques et jamais sur des images. Ce qui nous vaut la plus immonde des cartes postales françaises. Est ce de la caricature? Bien évidemment mais si cela pouvait être aussi du cinéma, on ne serait pas contre.
Camping 2 est vulgaire par sa représentation de la France qui se lève tôt. Ils ne savent pas s'habiller, danser ou s'aimer. La seule chose qu'ils réussissent c'est prendre l'apéro pour se consoler ensemble de leurs échecs.
Le film ne serait il pas misanthrope? On peut se le demander. Car la blague est fade. Ontoniente et ses copains se font avoir par la torpeur des plages et ne cachent pas son cynisme: ils refont le même film, sans grande envie si ce n'est se remplir les fouilles. C'est fait. On peut passer à autre chose!