Trois Suédois surdoués que les majors nous ont cachés. Autant de talent pop concentré sur un même album, c'est presque trop !
Parce qu’il y a des circonstances où il n’est plus question de tergiverser, Etat-critique.com va, par mon intermédiaire, vous faire découvrir un vrai bon groupe de "pop music". Un de ces groupes rarissimes, purs, talentueux, intransigeants... et définitivement totalement inconnus du grand public !
J’entends d’ici vos commentaires goguenards : ah, d’accord, il nous refait le coup du meilleur groupe de tous les temps, artistes maudits fuis par le succès... ! Je dis stop ! Stop aux sarcasmes et à l’incrédulité. Les Eggstone sont VRAIMENT "incredibles".
Mais avant toute chose, un peu d’histoire. Les Eggstone, c’était pas des morveux. Ecumant les scènes européennes entre 1986 et 2000, nos trois Suédois n’en ont fait qu’à leur tête en refusant toute "catégorisation" . Ils n’étaient pas moins des surdoués d’une pop fraîche et survitaminée. Normal pour des types qui ont créé leur groupe avec The Jam, The Clash, The Smiths et Prefab Sprout comme modèles ! Tous leurs titres sont des petits bijoux de virtuosité pop, de délicieuses friandises qui fonctionnent dès la première écoute et dont on ne se lasse pas au long des quatre mille écoutes suivantes.
Essayez seulement de ne pas mettre en boucle Still all stands still, comme vous aviez usé vos oreilles avec le "Green album" des Weezer ! Essayez de ne pas appuyer inconsidérément sur l’accélérateur en écoutant Against the sun sur votre auto-radio ! Essayez de ne pas sauter dans tous les sens en écoutant If you say à plein volume ! Essayez de ne pas sourire béatement en écoutant Summer and looking for a job !
Et Wrong heaven, et Shooting time, et Penguin, et... J’arrête ici.
Je pourrais continuer comme ça jusqu’à Mizu (chanté en japonais !), le 19e et dernier titre de cet album, composé de morceaux choisis sur leurs 3 albums disponibles par Bertrand Burgalat et exhumés sur son label Tricatel en 1999.
"Ça chauffe en Suède" est un concentré de bonheur musical, et vous ne pourrez pas dire qu’on ne vous l’a pas dit !