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Lundi 21 Mai 2012Musique

 Butterfly House

Butterfly House

The CORAL

(Cooperative Music - 2010)

Et ta critique ?




Combien de groupes peut-on attendre autant d’années ? Après l’album que l’on sent comme la quintessence, on se dit que rien de mieux ne peut leur arriver.

Jusqu’à peu, "Magic & Medicine" fut pour moi le meilleur de ce que pourrait faire The Coral, ce quintette anglais de Liverpool.
Eté 2003, à fond dans la voiture pendant les vacances, les routes ensoleillées, on fredonne  Don’t think you’re the first  ou  Pass it on  & à la fin de l’année, c’est l’album n°1 dans le top perso.
Forcement, ce qui allait suivre serait moins bon. On pourra donc aussi  trouver des qualités aux suivants "Nightfreak & The Sons Of Becker" ou "The Invisible Invasion" mais c’est bien "Magic & Medecine" qui restera l’album fétiche, celui que l’on chérit, que l’on réécoute.

Alors quand arrive un nouvel album de The Coral, en cet été 2010, sept ans après l‘étoile, j’y jette une oreille comme le fan que je suis, mais sans en attendre monts & merveilles bien sûr.

Et puis si… le son est là, les mélodies semblent jolies – il semble me parler plus qu’à l’habitude. Je m’y replonge alors, plus profondément & la lumière apparaît : cet album est exceptionnel.
Comme un bijou dans son écrin, qui brille au grand jour une fois qu’on le tient dans la main. Ses mélodies Byrds-iennes – sans doute trop par instants – vont droit à l’âme. Ce timbre de voix, ces sons de guitares,  cette écriture fluide de pop songs parfaites ; ils sont de retour.  Là où des The Spinto Band ne nous sortira qu’un seul « Oh Mandy » & n’aura même pas tenu la distance d’un album (qui commence à dater quand même), The Coral est toujours là, capable du meilleur du meilleur.

Cet album me semble la suite logique de "Magic & Medicine", l’expérience en plus est là, les années aussi, les p’tits gars ont appris. Et ça sonne beau & direct.

La chanson qui donne son titre à l’album (Butterfly House ) est un morceau de beauté pop, nous étonnant au détour du refrain (les Beachs Boys ne sont pas loin), pour mieux repartir dans les harmonies de voix qui font le pendant de la guitare : magique.
Rowing Jewel est un tube bancal, comme s’il avait été arrangé au fond du garage, entre potes, avec l’harmonica qui traine, le refrain & son solo presque metal si le son n’était pas magnifiquement arrangé.

A l’écoute de cet album, on a envie de prendre toutes les chansons dans ses bras. De les étreindre. De s’allonger à côté & d’écouter ce qu’elles ont à nous dire.

Faites le, vous verrez, c’est agréable & tellement beau.



Stéphane Dorémus

© Etat-critique.com - 08/09/2010