Asyl sort un deuxième album Brûle, brûle, brûle. Du rock français made in la Rochelle inspiré de The Cure, Wire ou les Dandy Warhols. Un rock post-punk-psyché plus incisif que leur premier album. A découvrir.
Enregistré avec le jeune producteur Jan Ghazi, l’album propose 12 titres bien léchés et assez efficaces dans leur genre. Même si l’on sent bien différents courants rocks allant de la pop au psyché, le son et la production restent cohérents du début à la fin. Ca c’est pour le mix et le mastering pris en charge par Robert Carranza ( the Mars Volta, Jack Jonhson) et Dave Bascombe (producteur du « Music For The Masses » de Depeche Mode) !
Côté mélodie et timbre de voix, certaines demoiselles pourraient rapidement s’enflammer. « Les Dieux sont des rois » devrait faire un malheur sur les ondes. Ca sent bon le tube de printemps et d’été. Mathieu a une voix qui s’accorde parfaitement avec les déchirures. Valsant du grave à l’aigu, le chant cherche l’abandon et une forme de désespérance à travers des répétitions et des textes en français joliment mis en mélodie. On imagine très bien ce que cela peut donner en concert. Et c’est l’autre intérêt de l’album. Donner le désir de croiser ce groupe sur la route des concerts.
Dans cet univers semi-obscur, la participation de Daniel Darc apparaît alors comme une douce évidence. Si on est agréablement surpris par sa présence, on n’est en revanche pas surpris par le ton choisi. Daniel Darc a la faculté de vous faire décrocher d’ici-bas en un temps record grâce à un timbre et une prosodie singulière. Une projection poétique qui fait respirer intelligemment l’album. Une pause de 4 minutes.
Asyl semble prêt à tourner et faire danser le public. Une incandescence à découvrir pour les fans de rock français inspiré dark-punk. A découvrir. Un groupe qui va sans nul doute faire parler de lui.
Sébastien Mounié
© Etat-critique.com - 28/05/2009