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Lundi 21 Mai 2012Musique

 Bretonne

Bretonne

Nolwenn LEROY

(Mercury - 2010)

Les commentaires

roland

Le 25/01/2011

Ce disque est un gros mélange parfois bien éloigné de la Bretagne quand même ("Sunday bloody sunday" de U2, des chansons irlandaises de la bande son de Barry Lyndon...)
Je n'aime pas toujours la voix (un peu trop formatée "chanteuse professionnelle qui a pris des cours") mais il y a quelques jolis moments en effet . Mais la prise de risques est à relativiser (la production et le choix des morceaux sont quand même très commerciaux, "dans le sens du poil"...Très malin en fait.). Avec une bonne petite Pub télé, ça ne m'étonne pas que ça marche .

Si vous voulez vraiment être bouleversés par de l'authentique chanson celtique, écoutez donc "Sean-nos-nua" de Sinead O'Connor. Là, oui, d'accord...

Et ta critique ?




Succès surprise et énorme de ce début d’année, le disque de Nolwenn Leroy célèbre la Bretagne. Musicalement, on a le droit de s’interroger. Sinon, ça donne envie de déguster des crêpes.




De tous les gagnants de la Star Ac’, Nolwenn Leroy avec sa voix perchée et ses grands yeux bleus empruntés à Adjani, est la plus intrigante. La musique commerciale ne l’intéresse pas et son talent n’est pas vraiment formaté pour la radio et les tubes.

Alors elle s’est promenée dans des styles très différents et de plus en plus personnels. Et au bout de trois albums, la voilà face au périlleux exercice de reprises. Elle relève un pari difficile : reprendre des chansons bretonnes.

Des chants traditionnels et des chansons pleines de celtitude ! Une jeune artiste qui reprend la Jument de Michao ou Dans les prisons de Nantes, ca prête d’abord à sourire. Bien entendu, la moquerie est facile mais il est vrai que la belle y met de la conviction.

On se surprend à apprécier les arrangements et l’orchestration spectaculaire mais jamais démonstrative. On avance dans un univers connu mais rassurant. La voix rappelle une version française de Kate Bush ou Annie Lennox. C’est lyrique et très abordable.

Effectivement, la chanteuse réalise un disque populaire. Mais il n’est pas mal fichu. Au contraire Originaire du Finistère, Nolween Leroy entraine dans son aventure l’ami Miossec, un grand cru du coin, et le producteur de McCartney (et de Kate Bush !), Jon Kelly. On sent bien les embruns, l’air marin et le bon air qui réveille les sens. Son disque est une excellente promotion de la région, riche et mystérieuse.

Elle fait l’effort de chanter en anglais, en français et d’autres dialectes gaéliques. Au fin fond d’un bistrot de Lorient, on trouverait ici la bande son idéale et réellement typique. Face à un verre de cidre ou de chouchen, avec une complète, cet album peut aider aux délices de l’ouest français.

Après, ce n’est pas le disque que l’on va se passer en boucle. Le régionalisme a ses limites. Les bombardes et les binious ont des adeptes mais tout le monde ne peut pas être fan. Il y a certes de la passion dans cet album. L’ambition est sincère. Mais ca finit par être un peu longuet et parfois indigeste.

Mais la chanteuse est bien courageuse. En espérant qu’elle élargisse encore plus ses horizons.




Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 24/01/2011