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Lundi 21 Mai 2012Musique

 Brand new towns

Brand new towns

Robert GOMEZ

(Bella union Cooperative music – 2007)

Et ta critique ?





Camarade de jeu du groupe Midlake, Robert Gomez lorgne du coté de Grandaddy avec un certain talent. Pour l’originalité, il faudra attendre le second album.

Guitariste, Robert Gomez a bourlingué à travers les Etats-Unis et a connu mille et une expériences étonnantes. Au fil du temps, il s’est fait de prestigieux fans comme Norah Jones ou le leader de Midlake. Ce dernier fait signer Robert Gomez sur leur label, qui sort donc son premier essai, après une tournée avec le groupe chéri de la presse.

Le style est langoureux. La voix de Robert Gomez est lente et les rythmes, nonchalants. L’introspection est de mise. Le folk américain reconnaît un vrai renouveau, amorcé par les pétaradants Grandaddy. Le refus des conventions, un fin sens de l’observation, une instrumentalisation ambitieuse, voilà les qualités de cette résurrection.

On les retrouve dans cet album, Brand new towns. La musicalité est impressionnante. Le jeune homme amène un accordéon et des cordes dans des morceaux très folks. Sa musique rappelle de temps en temps, Robert Wyatt et quelques bardes célestes. L’amitié avec Midlake est aussi présente. Les références sont flatteuses et Robert Gomez les digère sans aucun problème.

Le savoir faire est là et pourtant Brand new towns n’est pas convaincant. On est plus proche de l’exercice de style. Le ton jauni de l’album semble imposé. Un peu comme Damien Rice, Robert Gomez s’oblige à être triste. Il prend l’habit du petit malheureux, conscient des souffrances et des injustices qui l’entourent

Les chansons ont toutes, la même tonalité. La douzième et dernière chanson finit par être très anecdotique. Elles ressemblent toutes à la première. Les bonnes impressions du début deviennent de l’ennui poli. L’émotion est surfaite. Et à l’auditeur, on lui conseillera de se réécouter Grandaddy, c’est une vraie expérience musicale !


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 06/04/2007