Directement en dvd, Blackout avec son casting aux petits oignons méritiait une sortie plus prestigieuse! Un bon petit polar!
Evidemment des gars enfermés dans un garage cela rappelle le premier chef d'oeuvre de Quentin Tarantino, Reservoir dogs. Pourtant Blackout réussit à échapper à la comparaison avec une idée simple.
Les gars en question ne savent pas pourquoi ils se réveillent dans un garage désaffecté loin de tout. Ils sont bloqués à l'intérieur. L'un d'eux est attaché. Ils ont perdu la mémoire.
Qu'est ce qui s'est passé? Qui sont les gentils? Qui sont les mauvais? Pourquoi personne ne se souvient de rien? Blackout est articulé sur le retour de la mémoire des quelques hommes enfermés dans la même pièce.
Petit à petit le puzzle se rassemble et le dénouement s'annonce violent et cruel. Simple exercice de style, Blackout est ludique. On s'amuse beaucoup malgré une tension joliment maîtrisée.
Ce qu'il fait encore plus plaisir dans ce long métrage anormalement inédit chez nous, c'est le casting. Il réunit d'excellents comédiens, seconds rôles habituels d'Hollywood.
Le christique Jim Caviezel (La Ligne rouge) a toujours d'aussi jolis yeux. Greg Kinnear (Pour le meilleur et pour le pire) continue d'être le meilleur comédien sous employé en Amérique. Joe Pantaliano (Matrix) conserve son charme belliqueux. Barry Pepper (Trois enterrements) et Jeremy Sisto (Détour Mortel) affirme un fort caractère. Et que dire de ce cabotin de Peter Stormare (Le Monde Perdu, Prison break) toujours ravi de jouer les badguys...
Ce n'est donc pas le film de l'année: Blackout mérite néanmoins un coup d'oeil. Une vrai bon polar sans prétention!