Simon Green prend le grand air et revient avec un disque aéré et résolument jazzy. Un disque électro qui célèbre les vertus de la campagne: on est loin du cliché !
La pochette montre une magnifique et dense forêt. Au milieu, on devine une grosse antenne relais. Elle devrait symboliser Simon Green, dj de Brighton, qui depuis dix ans plane sur la musique electronique sous le nom de Bonobo.
Avec un tel nom, on devine bien qu'il est un gentil écologiste et sa musique est aussi grisante qu'un vent d'été. La musique de Bonobo est relaxante et ne dérange jamais au cours d'un apéro branchouille ou d'une soirée entre potos !
Au sein du label culte Ninja Tune, Green développe une trip hop souvent instrumentale mais vraiment libérée et captivante. Au fil des expériences, sa musique est de plus en plus marquée par le jazz.
Ce que confirme "Black sands", résolument roots et tout aussi aérien. Avec ses rythmes de downtempo, le musicien parvient à maintenir cette ambiance éthérée et volante.
Il fait intervenir des parties musicales plus jazzy (et même des voix chaudes et féminines), terriennes et elles aussi absorbantes. Loin du délire urbain, la musique apaisée de Simon Green fait du bien et propose un véritable petit voyage mélodique tout en harmonie.
Cela peut ressembler à un trip baba techno cool mais le son est vraiment travaillé. Les chansons sont accordés entre elles. On se laisse glisser entre les cuivres onctueux et les boucles ensorcelantes dans un un monde gracieux, musical et parfaitement cohérent.
On pourra toujours suspecter l'auteur d'écrire de la musique pour publicité, cependant "Black Sands" offre un point de vue clair et courageux sur le jazz ou la musique electro. Entre deux mondes, il fait un lien léger et magnétique.
Une passerelle qu'il faut passer pour découvrir un paysage sonore plus que séduisant !