En 2010, les groupes avec le mot "Black" furent nombreux. Ce petit dernier cache une réunion de super musiciens qui font du super gros rock. Les décibels en folie !
Le fiston du légendaire batteur de Led Zeppelin, un virtuose de la guitare, le bassiste chanteur de Deep Purple et le claviste de Dream Theater sont dans un studio. Le producteur des Black Crowes et d'Aerosmith les laissent mijoter. Au bout de quelques semaines: apparaissent 11 titres qui vont déboucher les oreilles.
Une grosse basse bien lourde donne le ton. Un rythme de frappadingue qui va permettre tous les solos et toutes les virtuosités. Les musiciens sont des habitués. Glenn Hughes de Deep Purple assure la continuité entre le passé et le présent. L'ancien leader vieillit bien, un peu comme John Paul Jones avec Them Crooked Vultures. Il a su s'entourer de petits jeunes déchainés pour réinventer un bon vieux rock blues.
Moins aventurier que l'ancien bassiste de Led Zeppelin, Glenn Hughes rencontre un prodige de la six cordes, Joe Bonamassa. Ce dernier est ami avec Jason Bonham, le fils du batteur de Led Zep. Aussi doué. Le trio devient quatuor avec le claviste spécialiste du hard rock assez classique, Derek Sherinian. Les générations sont toutes représentées et profitent de l'expérience de chacun.
On peut toujours se méfier des super groupes qui tournent souvent à la démonstration la plus vaine. Ici, on replonge avec délice dans les egotrips des années 70 lorsque Deep Purple et Led Zep tentaient d'atteindre le mur du son.
Effectivement, Black Country Communion se dépêche dans l'exécution de chansons joliment classiques. Ca cogne. Ca gratte. Ca hurle (très jolie voix de Gleen Hughes à 60 balais ou presque). Ca dépote comme au bon vieux temps.
Les morceaux sont à la hauteur du curriculum vitae de l'ensemble du groupe. C'est sans surprise mais c'est tout un morceau d'histoire du hard qui s'écoute sur ce disque. Les quatre gaillards remontent aux sources: ce bon vieux rock bluesy aux guitares énervées.
Ils dynamitent donc les oreilles et les sens. Visiblement ils se font plaisir avec des riffs imparables (petite sensibilité Stevie Ray Vaughan chez Bonamassa) et une rythmique folle. C'est un plaisir un peu régressif... mais c'est un plaisir tout de même... il ne faut jamais tourner le dos à ce genre de cadeau !