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Lundi 21 Mai 2012Cinéma

 Big movie

Big movie

Jason FRIEDBERG et Aaron SELTZER

Avec Kal Penn, Adam Campbell, Faune Chambers et Jayma Mays - 20th century fox - 4 avril 2007 - 1h32

Et ta critique ?




La série des Scary Movie accueille un nouvel opus réalisé par deux des auteurs originels et certainement les moins bons du lot. L’abattage systématique des blockbusters n’est pas relayé par une mise en scène solide et l’humour brille par son absence. Critique d’un bide annoncé.

Quand bien même la tolérance du spectateur à l’humour crade fut faible, il y avait toujours de quoi se mettre quelque chose sous les zygomatiques quand les frères Wayans ou le trio ZAZ (Y a-t-il…, Hot Shots!) étaient aux commandes de la licence. Malgré l’échec de leur première tentative nommée Sexy Movie,  Friedberg et Seltzer décident de récidiver. L’objectif ? 3 rires/minutes. Le titre ? Big Movie. La phrase d’accroche ? « On sait que c’est énorme, on l’a mesuré ». Tout un programme.

 

La principale (et seule) qualité du long-métrage est le scrupuleux respect du dogme : scénario minimaliste et succession de références cinématographiques détournées dans un esprit potache. Au programme : Narnia, X-Men, Charlie et la Chocolaterie, Pirates des Caraïbes, j’en passe et des meilleures et tout cela s’enchaîne sans répit entre anatomie féminine et gastro-entérologie. Malheureusement il est difficile de trouver dans l’intégralité du film un seul gag bien senti, capable de provoquer l’hilarité ou, au mieux, faire sourire. Les saillies comiques passent de l’affligeant au conventionnel en passant par le ridicule.

 

Ceci étant dit, ce n’est pas tant le déficit humoristique qui assène le coup fatal au film mais plutôt le manque de conviction des acteurs qui souffrent autant que le public dans la salle. Ces derniers ont d’ailleurs plus été choisis pour la ressemblance avec les acteurs habituels de la série que pour un quelconque talent : la sublime gourde Anna Faris est remplacée par un clone fadasse et l’horripilante Regina Hall par une incarnation de la transparence à l’écran.

 

En regardant se débattre péniblement acteurs et réalisateurs, il parait évident que même une recette facile ne sert à rien si l’on ne sait pas cuisiner. Et si l’on s’aventure à comparer Big Movie avec le reste de la lignée, on se dit que vraiment ce sont les meilleurs qui partent les premiers.


Vincent Valat

© Etat-critique.com - 03/04/2007