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Lundi 21 Mai 2012Cinéma

 Bienvenue chez les Robinsons

Bienvenue chez les Robinsons

Stephen J. ANDERSON

Walt Disney Studios Motion Pictures France - 17 ocotbre 2007 - 1h42

Et ta critique ?




De l’humour, des bons sentiments, un univers fantastique et un rendu impressionnant : ça ressemble à du Pixar, mais ce n’en est pas. La dernière production Walt Disney ne convaincra pas tous les publics mais la qualité est là.


Avec l’avènement du studio Pixar et des belles images générées sur des ordinateurs dont le prix représente le PNB d’un petit pays, l’animation traditionnelle a vu sa fin approcher. D’échecs commerciaux cuisants en gaufrages titanesques, Walt Disney a décidé de concurrencer le studio à la lampe après une série de « je t’aime, moi non plus » financiers. Ainsi est né Chicken Little.

Non dénué de qualités, le film peinait à fédérer autant de monde que ses modèles pixariens. La faute à l’orientation historique de la firme à la souris vers la famille WASP et à un manque de liberté artistique en tout état de cause.

Les aventures de Lewis et des Robinsons dans le futur pêchent par les mêmes défauts mais on sent que le studio commence à prendre ses marques avec ce deuxième long-métrage… et aussi grâce à la présence de John Lasseter (Ratatouille, Les Indestructibles) dans l’équipe.

Il y a beaucoup à gagner à occulter les aspects trop lissés du fond et de la forme qui inondent la salle avec la vision utopique d’un monde où les gens se baladent en bulle de savon ou en véhicules à vapeur, histoire d’oublier un peu le réchauffement climatique dehors. Il y a ainsi deux lectures possibles du scénario.

Recueilli par une femme hydrocéphale, Lewis est un orphelin, limite sociopathe, qui n’aspire qu’à vivre en marge de la société en inventant des objets à l’utilité discutable et au fonctionnement aléatoire, et qui trouvera le bonheur avec une famille collectionnant les troubles psychologiques graves.

En version Disney ça donne : Lewis est un adorable et courageux petit génie qui cherche à rendre le monde meilleur avec ses inventions après avoir été abandonné dans un orphelinat. Sa volonté lui permettra d’accomplir son rêve (américain) et de trouver la recette du bonheur.

Quelque soit la vision choisie, le film est graphiquement très beau avec des couleurs superbes. L’humour est de bonne facture grâce essentiellement à un magnifique méchant d’opérette, fan de licornes et accompagné d’un chapeau melon ayant un goût prononcé pour les régimes dictatoriaux. La famille d’excentriques et la référence à Tom Selleck donnera un peu plus de saveur à l’ensemble pour les adultes accompagnateurs.

Même si le twist « final » ne surprendra que les moins de six ans, les grandes personnes qui auront compris la fin au bout d’une demi-heure pourront se réjouir avec un récit plaisant à suivre. Si vous aimez les films d’animation, il serait dommage de manquer celui-là.


Vincent Valat

© Etat-critique.com - 21/10/2007