Avec Jesse Eisenberg, Woody Harrelson, Emma Stone et Bill Murray - Columbia pictures - 25 novembre 2009 - 1h20
Et ta critique ?
Les zombies continuent d’envahir la Terre. On peut rire de tout : surtout de la fin du Monde.
Shaun of the dead restera comme la référence en matière de comédie horrifique de la décennie mais on donnera un lot de consolation à Bienvenue à Zombieland, road movie bien rigolo.
Pour son premir film, Ruben Fleischer s’intéresse à la surprenante valeur sûre du box office : le mort vivant. Depuis le retour de George Romero aux affaires, le monstre est de nouveau à la mort, oups, à la mode, et apporte de bonnes surprises et des méchants navets.
En quelques minutes, Ruben Fleischer nous charme. Son personnage principal est un gros geek proche du No life qui survit comme s’il était dans un jeu vidéo. Il respecte des règles strictes pour ne pas se faire mâcher. Il menait déjà une vie de zombie.
Il est donc à l’aise dans le chaos total. Les Etats Unis n’est qu’un champ de ruines. Les monstres ont faim et les quelques survivants doivent se méfier à chaque instant.
Notre adolescent attardé rencontre un énervé de la gâchette, ravi de vivre dans un monde sans dessus dessous. Ensemble ils se dirigent vers la Californie où ils pourraient trouver refuge. Deux emmerdeuses leur barrent la route.
Du moins au début ! Les quatre vont vite faire alliance pour survivre. Le scénario s’arrête à ce moment. Il ne faut pas s’attendre à grand chose. Très court l’intrigue est une excuse à des gags et des situations cocasses. Ruben Fleischer après une entrée en matière brillante, rentre sagement dans le rang pour mieux décrire une fin du Monde haute en couleurs.
C’est un buddy movie avec des zombies. Le duo est improbable mais permet des blagues aussi gore que marrantes. Woody Harrelson est irrésistible en frimeur un peu beauf (" tu veux goûter la puissance de mon poing ? " est une belle phrase culte). Le reste du casting confirme l’intelligence du propos. Avec une petite surprise qui fera plaisir aux amoureux d'un Jour sans fin ou Broken Flowers. Car la comédie d’horreur en profite aussi pour égratigner la société de consommation.
Ce n’est pas la démonstration de Zombie de Romero, mais on retrouve un propos subversif derrière le divertissement un peu crade mais souvent hilarant et gentiment anarchiste. C'est une série B qui s'assume, qui taquine et qui souhaite la bienvenue à tous les amateurs de blagues potaches, salissantes et pas si bêtes!