Il revient mais ce n’était pas franchement une obligation. Benjamin Gates, l’aventurier le plus pantouflard du cinéma américain continue de chercher les trésors de l’Amérique et découvre dans cet épisode qu’il y a un Monde autour de son pays. En progrès !
Le premier épisode des aventures de Benjamin Gates fut un magnifique moment de cinéma d’action mou et consensuel où le seul intérêt résidait dans la coupe de cheveux de Nicolas Cage. Elle commençait à l’époque son étrange mutation vers le grand n’importe quoi capillaire.
Nanar coûteux et risible, le premier volet avait assez récolté d’argent pour que le baroudeur revienne. Il va donc encore pouvoir nous dégoter les trésors cachés et essentiels de l’Amérique. C’est la spécialité de Gates : retrouver le patrimoine secret des Etats Unis.
Jeune nation, l’Amérique a déjà un archéologue pour trouver ses trésors ancestraux. Une belle leçon de civisme, si vous voulez mon avis ! Et cela recommence avec ce second film : cette fois ci, Gates doit trouver le livre des secrets, recueil où se trouve toutes les solutions aux énigmes de notre temps : qui a tué Kennedy ? Ou se trouve la zone 51 ? Qui a donné un bretzel à Bush ?
Pour cela, le héros va devoir ouvrir les yeux : il y a des indices en Europe. Notre vaillant chevalier du patriotisme yankee part donc dans notre beau pays (où nos policiers citent Montesquieu en verbalisant) et en Angleterre. Mais s’il prend son passeport, c’est pour une bonne raison : laver son nom d’une terrible accusation historique.
En Amérique, protéger sa famille, c’est protéger son pays. Comme le précédent, la morale est donc franchement douteuse. Mais le voyage de Gates est nettement plus rythmé que le premier. Les longues distances font du bien au film.
Ca n’en fait pas un bon film pour autant : un simple produit de consommation, aussitôt vu aussitôt oublié. Pardon, je retire ce que je viens d’écrire : à cause de la chevelure de la star, le film reste un spectacle étrange. Je vous jure : ils vivent ces cheveux !
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 28/08/2008