Avec Diane Keaton, Mandy Moore, Piper Perabo et Grabriel Macht - 2007
Et ta critique ?
Pur produit américain que cette comédie romantique américaine faite par des femmes pour des femmes. Malgré quelques bons moments et une histoire inoffensive, l’excès de guimauve et le jeu hystérique des actrices finissent par lasser.
On ne peut pas dire que Diane Keaton ait mal vieilli. Malgré cela, son air espiègle et ses yeux pleins de malice ne figurent malheureusement que dans des productions qui peinent à passer la frontière faute de convaincre le public américain, pourtant habitué à ces films larmoyants à consommer sur place.
Nous retrouvons donc l’égérie de Woody Allen en mère esseulée vivant par procuration le bonheur de ses quatre filles. Enfin, plutôt trois puisque la cadette (jouée par la chanteuse/comédienne/ex-icône des adolescentes Mandy Moore) passe d’échecs amoureux en catastrophes sentimentales, au grand dam de la famille qui voit dans le mariage un aller simple vers la félicité.
Heureusement le clan va se mobiliser pour que la petite dernière ne finisse pas vieille fille comme maman. Soumise à un choix cornélien (le bel et riche architecte ou le sensible, mais viril musicien), elle tentera de mettre un peu de soleil dans sa vie. Y parviendra-t-elle ? Cet effroyable suspense ne sera levé que dans le dénouement et ne comptez pas sur moi pour vous en révéler n’en serait-ce qu’un bout.
En attendant cette fin qui tarde souvent à arriver au cours du long-métrage, nous avons le droit à une débauche de cris, de rires et de pleurs. Entre des séances de massages, d’essayage de robes, de cuisine et d’innombrables confessions téléphoniques ou autres, le spectateur aura l’impression d’assister à une pyjama party où seules des filles de plus de trente ans seraient invitées. Si l’on s’en amuse au début, l’ensemble finit par sembler ridicule puis crispant.
Pourtant ils sont tous bien beaux et gentils et c’est peut-être cette caractéristique de la comédie romantique à l’américaine qui agace. L’absence de psychologie ne facilite pas l’adhésion aux personnages (à moins de continuer à admirer Ken et Barbie) et le moindre problème supposé dramatique devient intolérable pour le commun des mortels.
Le long-métrage est donc à déconseiller aux âmes sensibles qui ne résisteront pas aux flots de phéromones dégagées par cette jeune fille qui cherche le prince charmant. Elle aurait dû lire Simone de Beauvoir : « Le bonheur : comme une raison que la vie se donne à elle-même. »