Inoffensif, Jason Mraz est un gentil garçon qui ne sait pas groover comme Jamiroquai et se la couler douce comme Jack Johnson. En live, il s’en tire en imitant les deux avec un certain talent.
Enfin, l’homme à chapeau Jason Mraz est une star internationale. Avec son album, "We sing we dance we streal things", il réussit à conquérir la planète avec quelques tubes correctement torchés, pas trop déplaisants et qui feront les beaux jours d’une radio spécialisée dans le pop rock !
Sans grande saveur, le chanteur reste un type plutôt sympathique qui n’a pas de grandes ambitions sinon chanter des hymnes à la glandeur d’être et à la nature qui est bien jolie ! Chez nous ça pourrait être Yannick Noah mais le jeune homme a le charme anglo saxon : il maîtrise mieux le genre qu’il défend.
Pour rentabiliser la popularité de Jason Mraz, déboule donc un live de la dernière tournée mondiale. A la première écoute, le scepticisme est de mise. Ca commence plutôt bien puis cela s’enferme rapidement dans un reggae poli qui ferait passer UB 40 pour des extrémistes de la fumette !
On est prêt à flinguer le bonhomme. Puis à la seconde écoute, on se laisse charmer par une fin de set plutôt musclée avec des choses beaucoup plus funky. Après son célèbre hit I’m yours, Mraz et ses musiciens se lâchent un peu et font enfin taper du pied. Sans l’énergie de Jamiroquai, ni l’écriture de Jack Johnson, il est un bon petit blanc qui se prend pour un roi de la soul.
Tant mieux car ce grand écart entre l’ennui et l’envie fait la particularité de cet album que l’on aurait aimé détester. Finalement on se laisse avoir par cet artiste qui recycle les recettes des autres avec une vraie générosité qui fait plaisir à entendre.
Son beau bordel n’a rien d’exceptionnel, mais rien d’effrayant non plus.