Il y a deux ans, la bande du longiligne Bobby Gillepsie avait surpris tout le monde en réalisant le meilleur disque stonien depuis une éternité. Il y avait donc de l’avenir pour Primal Scream. Hélas, ce nouveau disque marque une nouvelle rechute.
Le huitième album de Primal Scream, "Riot city blues", était tout simplement le meilleur album de Stones. Les papys du rock ont dû s’étonner de la ressemblance et du génie qui se dégageaient de cette collection de morceaux rock en diable.
Primal Scream fut donc enterré trop vite. Abandonnant les délires électro, Gillepsie et les siens font renaître un rock sale, glamour et irrésistible. On retrouve quelques morceaux dans "Beautiful future" qui conservent cette braise rouge sang et très électrique.
Il y a les traces d’une soul music crapuleuse et des riffs venus de l’enfer. Mais "Beautiful Future" souffre aussi du trop plein d’influences qui font vibrer les musiciens de Gillepsie. Chaque chanson se détache de l’autre.
La première est résolument pop. La seconde est rock. La troisième fait dans la transe. Bref, tous les styles se mélangent mais écartèlent le son du groupe. Au bout de 20 ans de carrière, Primal Scream fouille encore les genres mais ne dégotent pas les trésors les plus brillants.
Au milieu du disque, Suicide bomb et Zombie man sont de beaux joyaux rock’n’roll mais le reste montre une grande ouverture d’esprit mais il manque aussi un filtre pour digérer tous les sons qui fascinent Bobby Gillepsie.
On aurait aimé que l’avenir de Primal Scream soit plus clair. Il semble que les défauts subsistent encore. Cependant on attendra le dixième essai avec la même curiosité pour ce groupe éponge.
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 04/09/2008