RSS - Les dernières actualités RSS - Les dernières news Réalisé par Agence Web Conseil - Little Big Studio RETOUR A L'ACCUEIL - QUI SOMMES NOUS - RECRUTEMENT - CONTACT

Lundi 21 Mai 2012Cinéma

 Be bad

Be bad

Miguel ARTETA

Avec Michael Cera, Jean Smart, Portia Doubleday et Ray Liotta - Bac films - 1er septembre 2010 - 1h30

Et ta critique ?




Michael Cera est une fois de plus un puceau à la recherche de la fille parfaite. Décidément la libido des jeunes est une source d’inspiration sans fin.


Depuis que Judd Apatow (40 ans toujours puceau, Supergrave) est devenu la référence de la comédie américaine, les adolescents et leurs premiers émois sexuels sont les sujets de comédies (dé)culottées.

Mine de rien, dans la prude Amérique, des films comme Juno abordent le thème sulfureux de la sexualité chez les ados. Le jeune comédien Michael Cera est l’acteur emblématique de ce cinéma sur les puceaux, les obsédés et les frustrés.

Découvert dans la série Arrested Development, ce grand dadais au regard innocent se retrouve très souvent dans le rôle du jeune vierge qui veut échapper à sa condition. Il fait cela très bien et Be bad semble se baser sur cet aspect fondateur de l’acteur.

Il est Nick Twisp, une fois de plus un lycéen solitaire qui rentre son t.shirt dans son pantalon, qui a le grand défaut d’aimer la littérature et les vieux chanteurs et qui vit dans une famille plus que dysfonctionnelle.

Entouré de beaufs en tout genre, il fait une belle rencontre. Sheeni aussi se sent très différente de ses parents intégristes et de son frère drogué. Elle rêve de s’enfuir à Pris, pour écouter du Serge Gainsbourg et revoir des vieux films avec Belmondo.

Les deux adolescents s’aiment le temps d’un été et se promettent de tout faire pour être réunis à nouveau. Nick Twisp s’invente un double maléfique, François Dillinger pour multiplier les embrouilles et se retrouver au plus vite auprès de sa bien aimée.

Ses plans seront machiavéliques et presque dangereux pour l’aimable garçon qui n’est pas un voyou. Loin de là. Pourtant son double va lui offrir un plateau d’idées saugrenues et souvent d’une efficacité redoutable.

Les parents, les beaufs, la police, toute la communauté va lui tomber dessus. Miguel Arteta transforme un vilain petit canard, en obsédé sexuel sociopathe. Dans un monde vulgaire, pauvre et quasi arriéré, ce statut fait de Nick/François, un être élégant et dérangeant.

On ne se fend pas la gueule dans Be bad, on sourit tout de même devant tous les dangers qui peuvent naître d’une libido d’adolescent. Ce n’est pas très passionnant mais jamais désagréable.

Miguel Arteta use et abuse du style indé du cinéma américain. Juno, Little Miss Sunshine et quelques autres fleurons du genre viennent rapidement à l’esprit. Le scénario donne l’impression dans sa dernière partie de jouer les prolongations.

Les effets de styles (séquences d’animation) et les décors sont fortement marqués, cinéma indépendant. Tout comme le look du héros. Heureusement Michael Cera joue très bien sa partition. Il est attachant tout comme le reste du casting. Avec une mention spécial à Ray Liotta, parfait en flic réac. Be bad n’est pas si méchant que cela finalement. Mais il est tout à fait recommandable.



Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 13/09/2010