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Lundi 21 Mai 2012Cinéma

 Battlestar Galactica

Battlestar Galactica

Glen A. LARSON et Ronald D.MOORE

Avec Edward James Olmos, Mary O'Donnell, Katee Sackhoff et Jamie Bamber - 4 saisons en coffret chez Universal

Et ta critique ?




Pour les vacances, EC fait le point sur quelques séries fantastiques… réellement fantastiques ! Aujourd’hui, on s’envole dans l’espace, prendre du recul, pour mieux comprendre notre Monde. Un pari relevé par Battlestar Galactiva!


Les adaptations de vieux concepts ne sont guère reluisantes (K2000, Super Jaimie) depuis le début de ce nouveau siècle. Personne ne voulait parier sur Battlestar Galactica, qui en apparence, lorgnait sur le succès de la dernière trilogie Star Wars.

Dès les premiers épisodes, on pensait avoir raison. La série de Glen A.Larson commence sur le même scénario : Les derniers hommes vivent sur des vaisseaux qui s’éloignent au maximum des Cylons, entité belliqueuse et bien armée, et tentent de retrouver une planète qui pourrait les accueillir.

Comme il s’agit d’un remake, la surenchère envahit l’écran. La série décontractée devient une sombre métaphore de notre temps. Les effets spéciaux sont plus efficaces. Les filles sont plus belles et plus intelligentes (y compris les méchantes Cylons) et les histoires feraient passer un épisode de 24 Heures Chrono pour un programme de la chaîne pour enfants Gulli.

Bizarrement c’est justement la force de cette adaptation : la science fiction comme miroir déformant de nos sociétés contemporaines. Battlestar Galactica n’y va pas avec le dos de la cuillère. L’aspect politique de la saga guerrière rappelle étrangement les atermoiements de l’administration Bush en Irak.

La morale et l’éthique deviennent les moteurs de la tension des intrigues. Les trahisons sont nombreuses et l’idée de donner une humanité aux Cylons rend le spectacle très ambigu.

La politique est au cœur des quatre saisons. Entre le calme inquiétant de l’amiral Adama et les désirs mystiques de la présidente Laura Roslin, le spectateur n’aura pas de mal à décortiquer les références à nos douloureuses actualités.

Heureusement, il y a aussi de l’action et on s’amusera beaucoup de l’aspect documentaire des combats entre engins Cylons et les célèbres Viper, qui n’ont pas changé depuis les années 70.

C’est l’aspiration du réel dans un univers totalement fictionnel qui fait de Battlestar Galactica, une excellente série. On excuse rapidement le premier degré car il révèle une grande intelligence. On se met à croire aux vertus de la fiction : mentir pour dire la vérité !


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 21/07/2009