Nanars, chefs d'oeuvre, séries B, curiosités... Etat Critique vous offre une rétro de la décennie écoulée tout en dvd. Dans la catégorie nanar intergalactique, Battlefield earth, en dix ans, n'a jamais été dépassé!
En l’an 3000, l’Homme vivra comme à l’âge de Pierre. Dans un film américain, cela veut dire qu’il aura tout de même les dents propres, des cheveux lisses et s’exprimera dans un anglais impeccable.
Dans un navet américain, l’Homme découvrira que sa perte provient des Psychlos, les aliens les plus laids de l’histoire du cinéma. En gros ce sont des grands rastas, avec un crâne gigantesque, des doigts poilus et surtout des costumes glam rock. Même Marc Bolan n’en voudrait pas. Imaginez Patrick Hernandez, le chanteur de Born to be alive, accouplé à un Predator et vous aurez une vague idée du monstre
Notre héros est donc un surfeur de Neandertal qui répond au doux nom de Jonnie Goodboy Tyler. C’est pas mal comme nom, pour un primate au QI de savonnette ! Il gambade sur les vestiges des Etats Unis en ruine.
Mais sa cueillette est interrompue par un psychlo très méchant qui aime la politique, la pollution, le sexe et l’argent. Il est donc vraiment méchant mais pas assez pour sa direction qui l’a envoyée sur Terre. A cause de cela, il n’obtient pas sa promotion tant espérée.
Alors il complote et permet Tyler de devenir intelligent (ils ont une machine pour cela) ce qui va faire du crétin de l’an 3000, le chef d’une rébellion qui relèvera l’humanité et accessoirement l’Amérique.
Depuis plusieurs mois, Etat Critique cherchait le plus beau navet de la décennie et c’est à l’unanimité que Battlefield earth fut choisi. Impossible de surpasser ce film de science fiction incroyablement daté pour son époque.
Tout est kitsch. John Travolta et Forest Whitaker déguisés en extra terrestres chevelus livrent des prestations plus que ridicules. Le réalisateur filme toujours de travers pour agrandir les drag queens de l’espace. Le directeur de la photo lui semble être sous acide. Il fabrique des ambiances fluos qui pourraient plaire maintenant aux fans de tektonic.
Le scénario lui est une aberration hilarante et un exemple à ne pas suivre pour tous les apprentis scénaristes. On s’émeut toujours autant devant les humains si primaires, mais aptes à piloter des avions de chasse (qui 1000 ans après fonctionnent).
C’est deux heures de n’importe quoi ! C’est du bonheur pour tout amateur de nanar désastreux. La blague a coûté 70 millions de dollars et le scénario est tiré d’un roman de Ron Hubbard, le fondateur de la scientologie. S’il y en a qui doute que cette religion ramollit le cerveau, ce film doit être vu. C’est même un acte de prévention ! Battlefield earth ou la preuve ultime de l'utilité publique d’un nanar !
Autres navets avec Travolta:
Opération espadon de Dominic Sena (2001)
L'intrus de Harold Becker (2002)
The punisher de Jonathan Hensleigh (2003)
Be cool de F. Gary Gray (2004)
Bande de sauvages de Walt Becker (2007)
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 28/01/2009