Jeudi 3 juin 2010, dans un Bataclan complet depuis un petit moment, Etat-Critique a réussi à dénicher une place. Et aussi le droit de shooter le groupe révélation aux dernières Victoires de la musique. Ambiance.
On s'y attendait. Mais il faut reconnaître notre surprise de voir autant de midinettes au mètre carré. Entre deux ou trois bobos, les putafranges et les sosies des BB Brunes version lycéens pullulaient.
En pré-trentenaire, on a rangé notre côté "jeune vieux con blasé" de côté. Dès les premières notes, les frères angevins (sauf Antonin) - Nantes, c'est le lieu de leur rencontre aux Beaux-Arts - n'avaient rien à envier en terme de public aux Libertines, Strokes ou autre Phoenix. La référence musicale aux Versaillais est frappante lors de leur premier titre, démarrant en trombe avec le tube du moment Walking on the line.
Entre électro et pop, on a apprécié la voix toujours juste de Gaëtan durant plus d'une heure et demie. Le reproche principal réside justement dans cette faculté à trop coller à l'album. Mais vu comment le quatuor (un batteur était là pour l'occasion) s'est donné, il faudrait être mauvaise langue pour ne pas repartir avec la ouache.
Le final tant attendu de Hey you, où une vague de portables était de sortie (voir photo ci-dessous), nous fait d'aileurs mentir sur l'aptitude des PPRR à se lâcher.
Cette version plus funk, à des années lumières de leur titre repris en jingle par le Grand Journal, a fait monter le Bataclan sur ses grands chevaux. Qui a dit sur un poney ? C'est pas sympa pour les lycéens...
Dernier point en forme de requête : est-ce trop demander à la direction du Bataclan que d'investir dans un système d'aération ? Car été comme hiver, on ressort en nage.
Euh oui, on devient peut-être vraiment des vieux cons ; mais rassurez vous, on est loin d'être blasé de vous narrer et photographier des concerts.
Thomas Delavergne
© Etat-critique.com - 08/06/2010