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Lundi 21 Mai 2012Musique

 Bashung/Gainsbourg : (Re) Play Blessures

Bashung/Gainsbourg : (Re) Play Blessures

Arnaud VIVIANT

Conférence musicale lue par Irène Jacob - Théâtre Marigny le 28 mars 2011

Les commentaires

roland

Le 02/04/2011

C'est vrai que c'est culotté d'avoir consacré une conférence à cet album méconnu et pourtant excellent ! Même si le son est très connoté eighties, l'association des textes pleins de fulgurances sombres et provoc' du (encore) très en verve Gainsbourg, à cette musique froide et souvent dissonante donne une oeuvre marquante, à ressortir du grenier...ou même à découvrir pour beaucoup de nos lecteurs qui nous en diront des nouvelles !

Et ta critique ?




Bashung et Gainsbourg étaient les invités posthumes de la deuxième édition des Fnac.mix, une manifestation culturelle mélangeant avec talent les styles et les genres.
Etat-critique.com y était.


Il ne s’agit pas de se contenter de le l’affirmer : quand on se proclame « agitateur de curiosité », il faut aussi le prouver. C’est ce que tente de faire la Fnac depuis le début de l’année (avec un succès certain, il faut bien l’avouer) en proposant son Fnac.mix en collaboration avec le Théâtre Marigny de Pierre Lescure (lui-même grand agitateur de curiosité devant l’Eternel).

Après une première édition le 24 janvier dernier invitant James Ellroy à lire… James Ellroy en compagnie de Laurent Chalumeau et Eric Naulleau, c’est Alain Bashung et Serge Gainsbourg (excusez du peu) qui étaient convoqués le 28 mars sur les planches du théâtre parisien.

Animée par Arnaud Viviant, maître de cérémonie attitré de la manifestation, cette conférence musicale se proposait de réunir deux des plus marquantes figures de la scène française au travers d’une évocation de l’album "Play blessures" qui les avait vu collaborer intensément à l’orée des années 80.

Flop commercial venant après les succès colossaux de Gaby oh Gaby et de Vertige de l’amour, cet album s’impose pourtant avec le temps comme une référence incontournable au détours de titres aussi sombres et emblématiques que C’est comment qu’on freine , Lavabo ou Junge manner

Pour l’occasion, Irène Jacob prenait en charge le micro et la première partie de la soirée pour lire un long texte en forme de « Je me souviens » signé Arnaud Viviant et Pierre Mikaïloff, accompagnée de Frédéric Lô et du groupe RoCoCo et rejointe au fil de la soirée par une (belle) poignée d’interprètes venant prendre part à l’hommage posthume. Ce sont ainsi Alain Chamfort, Boris Bergman, Axel Bauer, Barbara Carlotti, Florent Marchet et Joseph d'Anvers qui y allaient tour à tour de leur reprise d’un titre de l’album mythique.

Venait alors le temps du « sérieux » avec un débat digne des défunts Dossiers de l’écran au cours duquel une poignée de « professionnels de la profession » (parmi lesquels un Gilles Verlant en grande forme) venaient répondre à quelques pertinentes questions d’un Arnaud Viviant qui s’était réapproprié le micro et le costume d’un MC rondouillard, sorte d’Oncle Paul moderne émaillant ses questions d’anecdotes piquantes.

Lucide et modeste, ce petit monde n’abusait toutefois pas de son temps de parole et libérait bientôt un public nostalgique et réconforté de voir continuer à résonner l’œuvre née de la collaboration éphémère des deux monstres sacrés.




Jo Brumaire

© Etat-critique.com - 02/04/2011