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Lundi 21 Mai 2012Musique

 Bande à part

Bande à part

NOUVELLE VAGUE

(PIAS - 2007)

Et ta critique ?




Deuxième tour de dance-floor pour Marc Collin et Olivier Libaux : deux ans après leur premier opus (Nouvelle Vague, 2004), ils remettent le couvert avec le même bonheur !


Ce fut le grand choc de l’été 2004. Deux musiciens français remettaient au goût du jour une grosse poignée de standards new wave (et punk-rock) du début des années 80. De Joy Division à XTC et des Cure à PIL, le meilleur de l’époque était revisité sur un rythme bossa nova du plus bel effet.

On y découvrait même, au détour du sixième titre, "l’hymne punk aviné [Too drunk too fuck des Dead Kennedys] transformé, par la grâce d'une certaine Camille, en bluette (quasiment) primesautière !" Depuis, la "certaine Camille" a fait le chemin que l’on sait et l’on se réjouit encore d’avoir conclu notre chronique d’un prémonitoire : "Et comme ce genre d'exercice laisse forcément de côté une palanquée de groupes et de chansons incontournables (Human League, Duran Duran, Siouxsie & The Banshees, Visage, Devo, Bauhaus, Bow Wow Wow, Madness…) on attend (espère) de pied ferme une suite à ce premier opus intensément jubilatoire."

Vœu exaucé avec ce nouveau millésime qui aligne, dans le désordre : Echo and the Bunnymen, Blondie, Visage, Yazoo, Bauhaus, Billy Idol, New Order, Heaven 17 et quelques autres… Même grâce, même tenue, même pertinence : l’idée originale n’a pas pris une ride et ce Bande à part s’impose sans coup férir comme l’évidente bande-son de l’été qui s’annonce.

Et surtout n’écoutez pas les pisse-froids qui ne manqueront pas de vous faire le coup du "c’était mieux avant". Bien sûr, la lettre (voire l’esprit) des chansons de Billy Idol, Blondie, Lords of the New Church, The Cramps ou New Order sont fort éloignés des réinterprétations de Nouvelle Vague, mais celles-ci ne revendiquent rien d’autre que le pur plaisir d’une orchestration caribéenne des hymnes urbains nés dans les froidures du nord de la vieille Europe.

Alors on quitte ses Doc Marteens, on enfile ses tongs et on bouge son corps langoureusement en sirotant un Daïquiri : l’été s’annonce chaud !


Joël Fompérie

© Etat-critique.com - 18/04/2007