La comédie sportive est un genre adoré des Américains. Balles de feu n’est pas vraiment la référence : ca sent le slip sale de sportif dopé à la mauvaise drogue de cheval… On jette l’éponge.
Randy est un ancien prodige du ping pong. Suite à la disparition de son père, il est devenu un looser gras et débile. Ca n’empêche pas la CIA de l’embaucher pour qu’il débusque un ignoble trafiquant, Feng, amateur et champion de ping pong.
Avant de l’affronter dans une compétition illégale, Randy doit retrouver son jeu d’antan et retrouve ses sensations avec un vieux maître chinois et sa délicieuse nièce. Ce qui va provoquer des blagues salaces et toujours hors de propos.
Quand ce n’est pas raciste, c’est juste vulgaire. On est très loin de Dodgeball ou Ricky Bobby, roi du circuit. La comédie sportive se découvre un nanar d’un autre monde, parfait pour les distributeurs qui ne savent pas quoi sortir cet été.
Le film est donc calibré pour le redneck bas du front. Christopher Walken en chinois aurait pu être une idée marrante : c’est simplement pathétique. Maggie Q est l’une des plus belles femmes du Monde, elle ressemble à une vendeuse de sport’elec .
Deux ou trois gags sont trop énormes pour ne pas faire rire mais le reste est complètement désincarné. Tout tombe à l’eau. C’est une défaite totale. Pour les auteurs de cette chose comme pour le spectateur qui se dépêchera de retrouver ses classiques comme le tour de France.
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 10/07/2008