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Lundi 21 Mai 2012Musique

 Baby 81

Baby 81

BLACK REBEL MOTORCYCLE CLUB

(Island - 2007)

Et ta critique ?




Après un troisième album plus policé, les men in black du rock sont de retour avec treize titres électriques et couverts de cambouis. Ressortez les perfectos !


Avouons-le, la pause Howl (2005) a été particulièrement agréable. Mélodies subtiles, interprétation mid-tempo et guitares domptées : le troizième album du Black Rebel Motorcycle Club s’est offert à nos oreilles comme la BO idéale d’un été brûlant.

On s’était alors éloigné des deux premiers essais du trio. Moins d’électricité dans l’air, cuirs raccrochés au profit de t-shirts légers et présence féminine alentour. Il n’en avait pas fallut plus pour que l’on craigne que les motards soient rentrés dans le rang, aient (déjà) renoncé à leurs engins pétaradants.

C’était manifestement mal connaître Peter Hayes et ses deux acolytes. Deux ans plus tard, le doute est levé : non, le Black Rebel Motorcycle Club n’est pas définitivement rangé des Harley ! Il a encore du jus pour les amplis et il a bien l’intention de le faire savoir sans tarder. Au point de démarrer ce nouvel album pieds au plancher avec un "riff qui tue" pour lancer Took out a loan… et les douze titres suivants !

Pas le temps de souffler avec ce Baby 81. Un Berlin de grosse facture et un Weapon of choice d’anthologie se pressent en rangs serrés pour enfoncer le clou et convaincre définitivement que les boss du rock sont de retour. Même quand ils mettent la sourdine (Window), la "niaque" ne disparaît pas. Il reste ce ton accrocheur de petites frappes décomplexées bien décidées à ne rien lâcher.

Jusqu’aux blues-rock tendus et électrifiés comme des petites centrales atomiques (Cold wind et 666 conducer), qui dégagent ce sentiment d’urgence absolue que peu de groupes sont capables d’exprimer en studio avec cette conviction.

Moins ramenards que les Strokes (et moins new-yorkais), moins people que les White Stripes (et moins lookés), les californiens n’en sont pas moins de retour au sommet de la hiérarchie rock de ce début 2007. Ne leur manque qu’un ou deux titres capables de cartonner en radio…


Joël Fompérie

© Etat-critique.com - 31/05/2007