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Lundi 21 Mai 2012Cinéma

 Avatar

Avatar

James CAMERON

Avec Sam Worthington, Zoe Saldana, Sigourney Weaver et Stephen Lang - 20th century fox - 2009

Les commentaires

Thibault

Le 03/05/2010

Mais qu'est-ce que c'est chiant comme film !

C'est moche, long et mal joué. Quant à l'histoire, franchement, c'est Pocahontas au pays des chats bleus !

Je ne suis pas sûr que l'américain moyen fasse le lien entre les Navis et les irakiens ou les peau-rouges... Que Cameron dise les choses clairement au lieu de filer la métaphore new-age ringarde !

Et ta critique ?




La tribu de Na'vis s'invite désormais chez vous! Le film de Cameron continue de charmer sur le petit écran, sans la 3D.


Tout a été dit sur le dernier film de James Cameron. Film somme, révolution technologique, adaptation guerrière des Schtroumpfs, Avatar est une oeuvre qui ressemble à son auteur et qui construit en un seul film, un univers réaliste et concret.

C'est la grande réussite du film. Sur un récit traditionnel, étendu sur plus deux heures et demi (avec un générique de fin... sans fin), James Cameron immerge le spectateur dans un monde époustouflant où tout a été inventé jusqu'à l'aspect botanique.

Pendant que les hommes s'enferment dans un camp assez glauque, les créatures de Pandora fascinent. En quelques plans, on a l'impression d'être en territoire connu et de connaître les dangers de la planète. Avec un petit hommage à Miyazaki, Cameron se révèle un conteur hors pair, un faiseur de mythes. On est à l'aise sur sa planète, envouté par cette nature foisonnante. Pour Cameron, pas besoin d'une trilogie pour fabriquer un archétype puissant!

le réalisateur pousse l'idée d'immersion au maximum puisque les Na'vis peuvent communiquer de manière physique avec la nature de Pandora. Tout est absorbé par cette planète qui rend fou les hommes.

C'est la partie la plus faible finalement. Face à Pandora, Cameron décrit des militaires un peu trop caricaturaux qui répondent à la terreur par la terreur. Le combat final s'étire un peu tandis que le coté Guerrier vert de Cameron est étonnement naïf.

Si le destin du Monde est souvent l'enjeu de ses films (Terminator et Abyss), Cameron donne l'impression de s'improviser écologiste pour coller aux préoccupations actuelles. Lui aussi, est un peu trop fasciné par ses Na'vis.

Toujours obsédé par l'ambivalence de la technologie et de la technique, Cameron profite de la science fiction pour critiquer son époque. Son film ne manque pas de mordant à ce niveau là.

Dès les premières minutes du film, le héros fait référence au système de santé pourri de son pays et quelques réflexions sur la guerre visent clairement l'Irak. Fasciné par son invention, Cameron continue d'être ce misanthrope généreux en matière d'innovations techniques et d'aventures inédites.


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 22/04/2010