Sans maison de disque, les créateurs du mythique Mr Jones prennent la route et reprennent leurs classiques. Bonne idée !
Adam Duritz et ses camarades ont quitté la maison Geffen, il y a trois ans. Avec cette compagnie, les Counting crows ont sorti cinq albums en 15 ans et autant de petits chefs d'oeuvre discrets, très américains, entre commercial et alternatif !
Depuis 2009, les auteurs de "Hard Candy" tournent et tournent aux Etats Unis. Désormais indépendants, les Counting Crows enchainent les concerts. Loin de la protection d'une grosse compagnie, ils semblent très à l'aise dans le rôle du groupe folk rock libre de tout contrat et généreux sur scène. Adam Duritz a une solide réputation de showman !
Ce dernier a dû soigner quelques addictions, un ego un peu trop envahissant et une nouvelle gestion du groupe et de sa communication (site, twitter, facebook, c'est lui qui gère). L'inconfort va pourtant bien à ces troubadours qui profitent d'un répertoire dense et électrique.
Ce live new-yorkais reprend entièrement et dans l'ordre leur premier album, l'automnal "August & everything after". Le chanteur bavarde avec le public et surtout le reste du groupe semble gourmand à l'idée de refaire cet album à succès.
Le disque s'ouvre et se conclue sur deux titres fleuves mais jamais ennuyeux. Après vingt ans de carrière, les Counting Crows donnent l'impression de s'amuser et de se faire plaisir. L'énergie de Duritz est largement soutenue par ses musiciens.
Les morceaux s'enchainent et prennent de la profondeur avec l'expérience de ces briscards ! Le rock prend le pas sur le folk. Duritz impressionne encore. La lassitude ne semble pas avoir prise sur ces musiciens que le succès a boudé au fil des années. Il faut le reconnaitre une foi qui transpire sur ce live.
En attendant un nouvel album, ce live nous fait croire en l'avenir de ce groupe héroïque.