RSS - Les dernières actualités RSS - Les dernières news Réalisé par Agence Web Conseil - Little Big Studio RETOUR A L'ACCUEIL - QUI SOMMES NOUS - RECRUTEMENT - CONTACT

Vendredi 18 Mai 2012Cinéma

 Au nom de la liberté

Au nom de la liberté

Phillip NOYCE

Et ta critique ?




Film inattaquable dans sa démarche, Au nom de la liberté inspire un ennui poli mais réveille des souvenirs douloureux. D’utilité publique, le film aurait dû chercher à surprendre.

Comme tous les films actuellement sur l’Afrique, Au nom de la liberté s’inspire de faits réels. Patrick Chamusso est contremaître dans une grande raffinerie d’Afrique du Sud. C’est très bien pour un noir en Afrique du Sud, à l’aube des années 80 durant l’Apartheid. Pourtant, un jour, Patrick est accusé à tort du sabotage de la zone industrielle. Il est aussitôt embarqué par les services secrets. Il subira des tortures ainsi que sa propre femme.

 

Cette injustice va réveiller la colère de Patrick. Il décide de s’engager dans l’ANC, dans sa branche armée et s’engage à faire sauter la raffinerie de Secunda. Nic Vos, l’inspecteur responsable de ses malheurs, continue de garder un œil sur sa victime…

 

Phillip Noyce est un faiseur sans âme. Ses films valent à peu près ce que vaut le scénario. Dans le meilleur des cas cela donne Calme Blanc et dans le pire, il se rend responsable de Jeux de Guerre ou Sliver. Avec Au nom de la liberté, Noyce a trouvé un beau sujet, qui devrait faire bien dans sa pâle filmographie.

 

Ecrit par le fils d’un ancien membre de l’African National Congress, Au nom de la liberté renvoie logiquement dos à dos la violence de l’Apartheid et le terrorisme de l’ANC. En flic dévoué, Tim Robbins trouve un beau rôle de salaud à visage humain. Derek Luke lui interprète un personnage nettement plus actuel puisque l’on observe comme Partick Chamusso passe d’un type sans histoire à un terroriste motivé.

 

Le film résonne avec l’actualité mais hélas il ne passionne pas. Phillip Noyce n’ose pas jouer la carte de l’ambiguïté à fond. Son film est conventionnel. L’intrigue se traine sans surprise. Seuls, les personnages parviennent à maintenir l’intérêt. Mais parce que l’histoire d’amour prend le dessus sur le souci historique, le film se conclue sur une note moralisatrice assez douteuse, qui jure avec le reste du film, plaisant à défaut captivé. C’est d’autant plus dommage que les intentions sont plus que louables.


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 02/03/2007