RSS - Les dernières actualités RSS - Les dernières news Réalisé par Agence Web Conseil - Little Big Studio RETOUR A L'ACCUEIL - QUI SOMMES NOUS - RECRUTEMENT - CONTACT

Vendredi 18 Mai 2012Cinéma

 Au bout de la nuit

Au bout de la nuit

David AYER

Avec Keanu Reeves, Forest Whitaker, Chris Evans et Hugh Laurie - 20th century fox - 25 juin 2008 - 1h49

Et ta critique ?




Le retour tant attendu de Keanu Reeves dans un rôle poignant de flic désabusé pour un polar maîtrisé par un réalisateur de talent. Quatre fausses assertions se sont glissées dans la dernière phrase, saurez-vous les retrouver ?


Malgré la caution (sûrement financière) de James Ellroy au scénario, la fine équipe de seconds couteaux émoussés qui compose le film semble s’être fourvoyée ici. Sans reparler de la carrière de l’acteur principal, ni de celle du metteur en scène qui a fait ses dents sur les scénarii de merveilles policières comme SWAT ou Training Day, il faut bien reconnaître que tout ce beau monde devait avoir plus de temps libre que d’inspiration ces derniers mois.

Prenons un flic.

Pour lui donner de la profondeur, il sera veuf, alcoolique et travaillera de nuit à Los Angeles. Après un parcours professionnel trouble et émaillé de bavures toujours justifiables, son intégrité sera remise en cause par le Dr. House qui campe ici un enquêteur des Affaires Internes. Il faut dire que la dernière opération de Keanu s’est terminée en bain de sang. Mais les truands l’avaient cherché : ils l’avaient roué de coups, volé sa jolie voiture, et kidnappé des mineures pour faire de la pornographie infantile.

C’est alors que sa vie s’apprête à prendre une tournure néfaste. Son ex-meilleur ami, devenu pire ennemi, vient de le dénoncer. Voulant régler ses comptes, l’homme bafoué le suit dans une supérette. Mais nous sommes en Amérique, pays où la protection sociale est faible et où les supérettes se font braquer au fusil mitrailleur (de là à y voir un rapport de cause à effet…). Ce qui devait arriver arriva, et la présence de notre flic sur les lieux n’arrangera rien.

Il est alors affecté au dépôt des plaintes contre les policiers, occupant un service entier tant les excès de zèle semblent être nombreux dans les forces de l’ordre américaines. Parallèlement, il va mener son enquête pour retrouver ceux qui ont tué son ancien pote. Beaucoup de morts au programme, histoire d’insuffler du dynamisme dans un polar qui nous ressort les grosses ficelles du genre sans jamais tenter d’innover.

On devine ainsi facilement les tenants et les aboutissants du récit et le dénouement ne provoque qu’un soupir de soulagement, vu qu’il symbolise la fin. Rien ne résultera de cette expérience cinématographique relativement pauvre, excepté la découverte que l’utilisation du bottin téléphonique lors de l’interrogatoire est assez universelle. Maintenant que vous le savez…


Vincent Valat

© Etat-critique.com - 24/06/2008