Après les Bouffes du Nord en mars, William Sheller continue de distiller ici et là du bonheur seul sur scène... Comme à Saint Quentin, dans l'Aisne, cette fin octobre.
« Je suis un diseur plus qu’un chanteur ma chérie», avait lâché William Sheller un soir à son amie Barbara.
« Oui moi aussi, alors tu peux reprendre ma chanson », lui avait rétorqué celle qui a également chanté Nantes.
C’est ainsi que Vienne a résonné à Saint-Quentin, dans un Splendid complet.
Un piano-voix d’une heure et demie, entrecoupé d’un entracte -
« J’ai été fumeur », avouait un William Sheller compréhensif -
a permis de découvrir que mélancolie et humour peuvent s’allier à l'unisson.
Dans la confidence permanente, l’artiste expliquait à son public la génèse de ses compositions. Avec des titres de saison, comme Chanson d’automne. « Ecrite pour quelqu’un mais je ne dirai pas qui », lançait le néo habitant de Sologne dans un sourire facétieux.
Chatoyant à souhaits.
Le rappel, sans surprise, a laissé une place à Un homme heureux. Un titre évocateur de l’image laissée par William Sheller, évoquant « les couleurs des notes du piano » dans la cité des Pastels.