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Vendredi 18 Mai 2012Livre

 Atsuko

Atsuko

. COSEY

Le lombard - 56 pages

Et ta critique ?




Quinzième épisode de la saga relaxante de Cosey. Avec Jonathan, le voyage est plus que dépaysant.


C’est en 1975 que le jeune Suisse Jonathan se met en route pour les sommets du Tibet dans le Journal de Tintin. Le periple fut dangereux et souvent envoûtant. L’auteur, Cosey, a mis beaucoup de sa personne dans le personnage de l’aventurier.

Il y a d’abord une ambiance baba cool qui allait si bien aux années 70. Les voyages de Jonathan mènent au Nirvana. Le dessinateur a pris l’habitude de proposer de la musique pour lire ses bédés. Elles sont bien souvent planantes.

Par exemple, il conseille pour Atsuko, l’écoute de Alone In Kyoto de Air. Jonathan a su s’adapter au monde moderne même s’il préfère l’exil dans les montagnes de l’Himalaya. Il a d’abord disparu au milieu des années 80. En 1997, il nous permet de nous ressourcer avec un nouvel album. Puis en 2001. Puis en 2008. Les bédés se font rares. A chaque fois elles sont une bouffée d’oxygène, nécessaire pour tout amateur de bande dessinée ou de bienveillance.

Les qualités naturelles du héros nous touchent. Un type banal, un peu courageux quand même, qui profite des belles choses. La simplicité et la beauté du dessin finissent de nous transpercer le cœur. Une fois de plus, cela fonctionne.

En Birmanie, Jonathan rencontre une jeune Japonaise, Atsuko. Venue pour éclaircir un mystère familial, la jeune femme invite le routard. La zenitude se partage et le Suisse déboule au Japon. Le plaisir des Haïku lui permet de rentrer dans un monde asiatique qu’il connait peu. Au Japon, il est surnommé L’homme qui regarde les nuages. Il est dans son élément.

Parce qu’il est curieux et ouvert, Jonathan continue de faire la démonstration naïve mais sincère que le Monde est vaste et peut être engageant. C'est optimiste. Cela a beau se passer en hiver, ca fait chaud au coeur. On se sent vraiment bien avec ce baroudeur perdu en Asie. Allez on vous laisse avec un haïku agréable lu dans la bédé: Un cerf volant a la même place dans le ciel d'hier.


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 17/01/2012