Luc Besson veut construire des studios en Seine Saint Denis. Visiblement il a besoin d’argent et invente encore une franchise. Il fait les poches de petits !
Notre George Lucas à nous a de la suite dans les idées. Véritable moteur de l’industrie française, Luc Besson est plus qu’un cinéaste. C’est une machine à faire du pognon pour soutenir un cinéma populaire et rentable.
C’est louable comme intention mais la méthode est plus que douteuse. Besson avait annoncé sa retraite de la réalisation. Il s’y est remis mais le niveau semble avoir pris un coup : ses premiers pas dans l’animation ne furent pas très heureux.
Tirée d’une saga littéraire inventé par Besson, Arthur et les Minimoys était une œuvre simpliste y compris au niveau des images ! Mais ce fut un énorme succès aux placements de produits judicieux.
Après Taxi ou Le transporteur, Besson use le plaisir financier jusqu’à la corde en transformant un film en franchise. Il continue ainsi à imaginer son petit empire dont la construction de studios serait l’acte le plus important dans les années à venir.
La suite d’Arthur est donc d’abord un besoin de cash évident. Comment justifier un scénario aussi paresseux ? En gros, le petit garçon doit retourner chez les minimoys pour faire la fête avec ses amis mais en réalité, il tombe dans un piège… tendu par qui ? Tout est dans le titre !
On retrouve les mêmes personnages, les mêmes graphismes (moches) et le même ennui devant tant de clichés pour enfants. Ce second volet ne se termine même pas : il annonce une trilogie. Donc le scénario n’est qu’une succession de scènes pas vraiment utiles pour étirer une intrigue jamais surprenante.
On est surtout surpris par la laideur de l’ensemble : les minipunks tout mignons sont insupportables (leur ville rappelle beaucoup celle de 1001 pattes) et la version live nous offrent des interprétations grotesques qui feraient passer Clavier dans Les visiteurs pour un exemple d’interprétation minérale et austère.
Cette suite déçoit en toute logique mais devrait remplir sa mission : remplir les poches d’un homme prêt à tout pour son idée du cinéma !
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 21/12/2009