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Vendredi 18 Mai 2012Art-scène

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Miguel Angel RIOS

Jusqu’au 5 avril Maison Européenne de la Photographie - 5/7 rue de Fourcy - 75004 Paris

Et ta critique ?




Si vous aimez les toupies, précipitez vous à l’exposition sur l’artiste argentin. Autrement demandez vous si tout cela ne tourne pas très rond.

Miguel Angel Rios montre d’abord des lanceurs de toupies. Des hommes en plein effort. Le décor derrière eux a été remplacé par un fond noir. On ne peut que s’intéresser au geste.

La posture est belle. Les hommes, issus des classes moyennes, ont de la noblesse. Le photographe souligne cela sans grâce mais avec du panache.

Cela se complique par la suite. Les toupies s’animent sur grand écran. Il y a des toupies blanches et des toupies noires. Il y en a qui tiennent à peine debout et d’autres qui se balancent en toute aisance à travers cinq écrans.

Les toupies se cognent. Elles s’éliminent et se remplacent. Les noirs prennent la place des blanches. Puis c’est l’inverse.

La note d’intention nous expose une métaphore sur le pouvoir, le bien, le mal et le combat. Franchement, on voit des mignonnes toupies tourner et filmées de très près.

Il y aurait donc là une vision des relations houleuses entre les masses et les individus. On peut voir des toupies et rien d’autre. Ce qui limite l’intérêt de l’exposition (annoncée comme la première grande exposition à Paris sur Miguel Angel Rios) : une dizaine de photos, des croquis et la vidéo manichéenne.

C’est pauvre. La vision du monde est un peu ridicule et ne surprend pas : elle représente typiquement les clichés que l’on prête à l’art moderne.

http://www.mep-fr.org/ 


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 17/02/2009