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Vendredi 18 Mai 2012Cinéma

 Anges et démons

Anges et démons

Ron HOWARD

Avec Tom Hanks, Ayelet Zurer, Ewan McGreggor et Stella Skarsgard - Sony Pictures - 13 mai 2009 - 2h20

Et ta critique ?




Tom Hanks revient en symbologue enquêteur. Etait ce bien nécessaire ? Le DaVinci Code suffisait déjà à nous faire rire de la théorie du con-complot !


Ha le Code DaVinci, tout une époque ! On se souvient avec amusement de la réaction du Vatican face au succès du thriller de Dan Brown. On se rappelle avec émotion la création de tours dans Paris pour retrouver les lieux de la célèbre intrigue qui révèle que notre cher Jésus avait une charmante descendance. On n’oublie pas que le livre était un roman placide et rigolo, qui a donné lieu à un film mou comme la libido d’un curé traditionaliste.

A Hollywood, on aime le succès. Donc le premier livre des aventures de Robert Langdon, Anges et démons, devient désormais la suite de l’adaptation. Vous suivez ? Ce n’est pas très grave. Comme dans le premier film, Ron Howard et les scénaristes vont vous mâcher le travail.

Vous pouvez donc poser votre cerveau à l’entrée de la salle et vous laisser entraîner dans une enquête qui ne risque pas de vous essouffler. Tom Hanks joue l’universitaire Robert Langdon avec le même ennui poli que dans le précédent film.

Pourtant l’histoire est plus rythmée. Le professeur a quelques heures pour empêcher un attentat au Vatican, qui vient de réunir tous les cardinaux pour élire un nouveau pape. Toutes les heures, un cardinal sera atrocement tué. A minuit, une bombe d’un nouveau genre explosera.

Le professeur court donc après des symboles pour découvrir l’endroit où les religieux seront exécutés. Courir est un bien grand mot. Landgon se trimballe des gardes suisses, une charmante scientifique et des gendarmes pas très futés. C’est une véritable caravane qui poursuit les meurtres des illuminatis.

Ron Howard se prend encore les pieds dans une aventure longue comme un sermon de ravi de la crèche. La visite de Rome est agréable mais sert de décor à une enquête éléphantesque. A l’intérieur du Vatican, les énormités du scénario sont encore plus flagrantes.

La dernière partie du film frôle sérieusement l’absurde. Essayez de le raconter à un ami et il est certain que l’on ne va pas vous croire. Mais le film ose tout. Selon Audiard, c’est à cela que l’on reconnaît les cons. C’est vous dire le niveau de cette suite qui divertira les plus indulgents.



Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 14/05/2009