Plus de 250 cartes postales permettent de découvrir une Amérique ancestrale et multiple. Un cours d’histoire idéal !
Il faut le dire : l’exposition est courte. Un grande pièce sombre avec quelques panneaux qui réunissent de vieilles cartes postales. On peut donc s’intéresser minutieusement aux cartes.
Les couleurs usées nous séduisent automatiquement. Ces cartes sont des trésors que l’on découvre. Rapidement on comprend que ces photos étaient, à l’époque, le seul moyen de donner des nouvelles aux familles restées sur les autres continents.
On se retrouve dans une Amérique qui fait rêver, mais à la réalité plus trouble. Les hommes partent à la conquête de l’Ouest, les familles suivent courageusement, et les cartes deviennent des tranches de vie.
On est surpris par les coquetteries de certains. On est effrayé par les photos de drames incroyables comme des accidents ou des catastrophes naturelles.
On voit aussi des bagnards et des noirs. Les minorités ont eux aussi droit à leurs clichés. On est troublé par les capuches blanches du KKK mais on se rassurera par des portraits de personnages fiers et drôles.
Les immigrants se mettent en scène. C’est souvent kitsch et ca ne manque pas d’humour. Les surprises sont nombreuses et la collection rend hommage à la diversité de ce peuple.
Les photos laissent apparaître la mythologie de ce pays. Les cartes postales reflètent la réalité mais aussi l’espoir qu’elle suscite. Toutes ces photos composent entre le vrai et le faux, la vérité et le mythe. La petite histoire illustre parfaitement la grande.
L’exposition nous plonge dans ce début de vingtième siècle américain. Elle nous installe entre Kérouac, Steinbeck ou même Dylan. On nous donne à voir ce drôle de pays où la liberté devient un style de vie. On devine les rêves américains... mais aussi les cauchemars.
www.mep-fr.org
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 11/02/2009